Archives pour l'étiquette résistance

« E la nave va »

Hermione Association Hermione-La Fayette 2810navire3__094973000_1057_03112014
Hermione Association Hermione-La Fayette

L’Hermione La Fayette l’Amérique

Indiens Exodus Orient

Civiliser Fraternité Droits de l’Homme/ Liberté

Migrants  Misère Conflits Guerres aveugles/ Liberté

Responsabilité Violence du  Réel

Fuir Misère Migration Eldorado

L’Enfer dictateurs tyrans la peste /

Le Paradis Fraternité Accueillir l’Autre/

Résistance Lutte Démocratie/

Passeur-Passé-Passant-Passager Business Mafia

Humain trop humain  chair à canon chair à fric  croire à l’Eden

Corps morts engloutis  Corps vivants Corps en lutte

Espoir/Désespoir/ Illusion/ Dérive/

Mer à l’Endroit/ Mer à l’Envers

Europe  trop fermée trop ouverte Europe forte et fragile

L’Etranger encore et toujours

Lutter sur terre/ Lutter sur SA terre

Migrants Reuters  février 2015
Migrants Reuters février 2015

L’Enfer est pavé de « bonnes » intentions & le Paradis n’existe pas

                                                        Utopie/Atopie

Argonautes Toison d’or / Colons Radeau de la Méduse /  Hermione petite fille d’Océan / boat people / migrants de la faim / migrants de la mort / migrants du savoir et de la liberté / L’Europe n’est pas la Terre Promise…

 

L'Hermione remonte la Charente 180415
L’Hermione remonte la Charente 180415

« E la nave va »  Fellini 1983

© evah5

Never Forget #Gaza

Never forget.

« C’était là-bas que le second bombardement [Israélien] a frappé la plage, ces coups de feu visant apparemment les survivants qui fuyaient le site. Au moment de l’explosion, les journalistes présents sur la terrasse ont crié: « Il n’y a que des enfants.' » (The Guardian: 16 juil 2014)

Israeli artist Amir Schiby, created an image of Ahed Atef Bakr, Zakaria Ahed Bakr, Mohamed Ramez Bakr, and Ismael Mohamed Bakr, to honor their tragically short lives.L'artiste israëlien Amir Schiby, a crée une image  de Ahed Atef Bakr, Zakaria Ahed Bakr, Mohamed Ramez Bakr, et Ismael Mohamed Bakr, pour honorer leur tragique et courte vie.

#Gaza. Comment va-t-on guérir ces blessures ? Ces plaies ouvertes, brûlantes, calcinées, odieuses, traces du crime ; les blessures, ici, en Occident, les miennes, les miennes tout d’abord, moi qui voulais tellement croire à cette « voie socialiste », celle-là qui n’a rien fait, qui ferme les yeux et les oreilles, qui ne dit rien ou si peu, qui consent donc, ou qui rappelle 12 jours après qu’elle va donner de l’argent à l’autorité palestinienne, ou encore, plus tard, que non on ne bombarde pas une école de l’ONU. Mais ce ne sont pas les plus graves les miennes, mes douleurs; mon petit égoïsme de témoin impuissant y arrivera sans doute bien, encore une fois, à retourner causes et conséquences de ce drame mondial dont les conséquences sont là pour longtemps. Je n’ai pas été marquée dans ma chair, dans mon être-au-monde oui, dans ma chair, celle de mes proches, de mon peuple, de ma terre détruite, de mon histoire, non.. même si par ricochets cela transforme la nôtre ici.

Il y a aussi toutes les plaies ouvertes de l’Occident, de l’Europe, de l’Europe qui dans son immense culpabilité, n’arrive pas à dépasser, transformer, son histoire contemporaine centrée sur la Shoah ; qui, si elle ne fait pas un pas vers une profonde, sérieuse, respectueuse, analyse du siècle dernier n’empêchera jamais ces crimes odieux, et leur répétition nourrie de haine. L’ Amérique, elle aussi, l’Amérique, qui porte ses crimes, ses exterminations indiennes. Peut-être au fond de lui Obama n’est-il pas fier, est-il douloureux ; certes, il est entravé par le Congrès bien sûr, mais quelle nécessité y a-t-il par exemple à désigner l’« enlèvement » d’un soldat israélien (inventé de toutes pièces de surcroît), comme « une barbarie », après avoir si longtemps fait silence sur tous ces crimes barbares de Tsahal ? Quelle nécessité politique, stratégique, dans ce message partisan ? (idem pour Mister Hollande). Alors un soldat est intouchable et sa vie vaut plus que des milliers de victimes civiles ? On voit là encore une fois combien nous marchons tous cul par-dessus tête, combien nos gouvernants dans nos démocraties n’ont plus de boussoles, ou alors les aiguilles sont désaimantées. Non ce monde n’est pas aimant.

Car si tous ces gens disaient #stop, non seulement disaient stop mais faisaient stop, faisaient stop non pas à Israël, non pas aux juifs d’Israël, non pas aux juifs du monde entier (je passe sur les manips récurrentes amalgamant antisémitisme, antisionisme, et opposition à la guerre menée par le gouvernement de droite-droite extrême), mais #Stop au gouvernement israélien et sa politique colonialiste criminelle et discriminante. Je n’ose même pas espérer que nos « chers » amis intellectuels ici, parnassiens, germanopratins, se décilleraient un instant,  consentiraient quand même à se désaveugler un instant ; c’est terrible, c’est terrible cet objet a, qui nous encombre, cette culpabilité récurrente rémanente (cette tache brune) qui autorise un autre crime. Cet oeil dans la tombe.

Car, ces enfants à Gaza, ils couraient, ils jouaient, ils savaient dans leur corps, dans leur chair, qu’ils étaient dans la guerre. Ils savaient, ils sont nés avec, et pourtant ils jouaient, et pourtant on a tiré une fois deux fois des missiles.

Combien de soldats courageux et braves, effarés (Breaking the silence) ont témoigné des atrocités des commandements, des absurdités, des ordres donnés sans–loi, de la tuerie sans loi. Je tourne et retourne cela dans tous les sens, pour être au plus près du vrai, je ne voulais pas aller jusque là à nommer les choses ainsi, car j’aime aussi Israël, j’aime aussi Gaza et la Cisjordanie, l’Etat palestinien, je les rêve libres, pour que leurs enfants soient libres, libres de jouer, pour que les jeunes gens soient libres, libres aussi de s’embrasser sur les plages, de se prendre par la main, de s’aimer. Mais, c’est, c’est.. ce n’est pas possible, ce n’est pas possible. Pour l’heure, on estime à 200000, voire bien plus, le nombre d’enfants gazaouis qui auraient besoin d’un soutien psychologique… Les plaies, les cicatrices, les larmes, le sang, un peuple entier qu’on assassine.

Certes le Hamas était en train de se calmer, de changer de cap, et sans doute n’avait-il pas d’autre option, cependant il ne représente guère une avancée de civilisation ; évidemment, le gouvernement israélien, en bon allié objectif, comme on dit, ne pouvait pas faire mieux que de le relancer, (car c’est cela qui se passe), pour empêcher la mise en œuvre de l’accord palestinien de réconciliation d’avril 2014 : « Le Hamas et nous-mêmes n’avons pas de conflit sur le fond, Gaza nous ne cherchons pas à y changer la donne politique ni à y établir le pouvoir du Fatah » (sic) dit Giora Eiland ex-chef des opérations de Tsahal.

Combattre le Hamas pour mieux le consolider, empêcher toute tentative de rapprochement avec Abbas, ce qui pourrait mener à un Etat palestinien, compliqué, inconcevable quand on veut assigner les Palestiniens à une place de citoyens de seconde zone. Nétanyahou fait ce qu’il veut, comme il veut quand il veut qui l’arrête? Qui le contrôle ? Car la « victime «éternelle » et sa propagande militaire, son story-telling, ses messages et ses cessez-le-feu unilatéraux, tout cela ce ne sont guère les méthodes d’une dite « grande » démocratie.

Et c’est bien parce que c’est une démocratie que cela nous importe tant! C’est bien parce que c’est chose politique et non une histoire de  Dieu vengeur..

« Nous n’avons rien contre les habitants de Gaza qui ne sont pas impliqués dans le terrorisme ». L’homme qui prononce ces mots est à la tête d’un gouvernement qui vient de tuer des milliers de palestiniens. N’est-ce pas vraiment très inquiétant ? Mais quand à ce point on ne respecte rien, se respecte-t-on soi-même ? Cela n’est-il pas assez inquiétant pour que l’on soutienne les initiatives de l’ONU, messieurs les dirigeants, plutôt que veto et abstention ? Lâcheté ? Real politik ? Ambition ? Mauvais calcul qui n’aide pas à la pacification universelle, qui n’aide pas à dire #Stop à la montée des extrémismes et aux replis identitaires.

Enfin. M. le Président de la République Française, puisque commémorer c’est se souvenir, c’est précisément fait pour que le présent ne répète pas (pas trop) le passé dans l’avenir. Pour cela il faut s’engager. J’attends. Il y a beaucoup de morts inutiles et ces morts vont semer encore plus les graines des haines et des extrémismes. Le gouvernement israélien, votre bien-aimé, paraît-il, ne mérite pas une telle clémence. Elle est contre-productive pour la paix, que vous clamez pourtant. Alors, agissez !

5 août 2014 : Sa mission « achevée », l’armée israélienne se retire de Gaza… et puis? Agir sans relâche pour sortir de cette répétition infinie et cruelle..

1867 Palestiniens tués depuis le 8 juillet..

Tout a été dit, beaucoup de belles et poignantes et courageuses interventions, beaucoup d’analyses lucides et douloureuses. Beaucoup de références et de liens ci-dessous et sur ma TL.

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/07/31/31002-20140731ARTFIG00381-dominique-de-villepin-lever-la-voix-face-au-massacre-perpetre-a-gaza.php D De Villepin « lever la voix face au massacre.. »

http://www.frederichelbert.com/20140728/mads-gilbert-cette-guerre-est-un-crime-contre-lhumanite Mads Gilbert médecin urgentiste « cette guerre est un crime.. »

http://tempsreel.nouvelobs.com/le-conflit-a-gaza/20140724.OBS4641/les-enfants-martyrs-de-gaza-plage.html « les enfants martyrs de Gaza »

http://blogs.mediapart.fr/blog/daniel-salvatore-schiffer/200714/conflit-israelo-palestinien-quand-la-barbarie-repond-la-barbarie DS Schiffer « quand la barbarie.. »

http://blogs.mediapart.fr/blog/arie-alimi/270714/francais-avocat-juif-ne-sarcelles-dans-le-desordre Arie Alimi « français avocat juif.. »

http://www.mediapart.fr/journal/international/310714/palestine-le-revirement-de-manuel-valls  La valse de Valls, pour sourire (si c’est possible..)

http://www.mediapart.fr/journal/international/270714/nous-navons-rien-essaye-d-autre-que-la-force-denonce-une-ong-de-soldats-israeliens?onglet=full Yehuda Shaul Fondateur de l’ONG israélienne Breaking the silence 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/07/22/un-ancien-officier-israelien-notre-but-etait-de-semer-la-peur_4460857_3232.html Yehuda Shaul

http://www.lapaixmaintenant.org/Vous-l-elite-arabe-d-Israel-etes La paix maintenant

http://uavj.free.fr/UAVJtxt88.html Une autre voix juive : « Non, la politique israélienne ne « se bat pas pour les démocrates du monde entier » ; la politique israélienne couvre de honte et de sang le drapeau israélien ; »

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/07/22/israel-choisit-le-hamas-contre-l-etat-palestinien_4461299_3232.html Leila Seurat  Docteure en sciences politiques « une réponse à la tentative de rapprochement.. » cf 1970 développement Frères musulmans contre OLP

http://www.liberation.fr/societe/2014/07/23/ne-pas-tomber-dans-les-stereotypes-communautaires_1069202 Tareq Oubrou recteur de la mosquée de Bordeaux

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/08/01/l-offensive-d-israel-a-gaza-un-crime-moral-loin-de-la-guerre-juste_4465558_3232.html Jean-Cassien Billier (Maître de conférences d’éthique et de philosophie politique à la Sorbonne): « un crime moral, loin de la guerre juste »

http://www.liberation.fr/monde/2014/07/18/ce-que-nous-voulons-c-est-detruire-l-arsenal-du-hamas_1066591 Giora Eiland, ex-chef des opérations de Tsahal  « Le Hamas et nous-même n’avons pas de conflit sur le fond, Gaza nous ne cherchons pas à y changer la donne politique ni à y établir le pouvoir du Fatah »

http://www.liberation.fr/monde/2014/07/31/gaza-est-ecrase-par-un-rouleau-compresseur_1073692 Nicolas Palarus MSF «Ce n’est pas du tout « militaire » ce que l’armée israélienne est en train de faire ici. La Grande Mosquée, la télévision, le port, maintenant la centrale énergétique : tout a été détruit. Il n’y a absolument rien de « chirurgical » là-dedans. Et pourtant les choses peuvent encore empirer, bien que la situation soit déjà catastrophique.

Selon nos chiffres, il y a 200 000 enfants à Gaza qui ont et auront besoin d’un support psychologique. Pour moi, c’est la population entière de Gaza qui en a besoin.»

http://www.liberation.fr/monde/2014/07/22/ce-n-est-pas-tsahal-qui-vaincra_1068398 Etgar Keret écrivain israélien « la voie sanglante que nous empruntons d’opération en opération n’était pas un cercle vicieux, comme nous le croyions. Cette voie est une spirale.

Et la direction, que cette spirale nous désigne, s’enfonce vers le bas, vers de nouveaux abîmes dans lesquels, à mon regret, nous aurons encore l’occasion de sombrer. »

http://www.liberation.fr/monde/2014/07/28/israel-gaza-au-dela-de-la-peur_1071837 Marius Schattner journaliste et écrivain (Jérusalem) « C’est sur le plan politique qu’il s’agit d’agir. Et là, la balle est, par évidence, dans le camp d’Israël. Reconnaître que le projet d’Ariel Sharon de couper la bande de Gaza de la Cisjordanie par un retrait unilatéral en 2005 était une illusion. Son objectif était de casser en deux le mouvement national palestinien. Dégagé du fardeau de Gaza, Israël aurait les mains libres en Cisjordanie pour, sous Sharon, imposer les frontières de son choix ou, sous Nétanyahou, empêcher la création d’un Etat palestinien indépendant, en créant un fait de colonisation irréversible.

Surtout tenir bon, ne rien faire, brandir encore et encore l’arme de la peur. Les Palestiniens ne sont pas les seuls enfermés dans le piège de Gaza. »

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/07/17/de-la-cohesion-a-l-arrogance-les-forces-et-faiblesses-du-monde-de-l-ouest_4458782_3232.html Régis Debray « ce serait le moment de remettre en selle de bonnes vieilles idées nées en Occident telle que la citoyenneté, communauté fondée sur une même loi pour tous et non sur l’origine des uns ou des autres, ou encore la laïcité, notion difficilement exportable mais essentielle à la survie. On n’en prend pas le chemin quand on voit par exemple le sionisme laïque des fondateurs se transformer en nationalisme religieux. Même chose en Palestine où ce n’est plus la lutte politique du Fatah qui prime, mais les islamistes du Hamas. »

© evah5

combien de milliers de morts gazaouis faudra il pour sécuriser Nathanyaou?

 

#DDAY70


Cérémonie internationale d'hommage aux victimes… par elysee

Brouhaha!

Un tel brouhaha. Comment entendre, comment s’entendre ? Le monde est en tumulte. Un déluge d’informations, souvent sans intérêt. Que peut-on fixer par les mots, écrire sans que déjà une « nouvelle » info arrive ? Peut-on prendre le temps ? On croirait un bourdonnement incessant souvent anxieux, plaintif, critique ou plutôt critiqueur, négatif avant même que rien n’arrive, n’ait fait ses preuves, malveillant souvent ; parfois émergent quelques actes, concepts, idées, perspectives, qui sont annoncés ou reçus comme satisfaisants, mais c’est bien rare. Parole vide/parole pleine disait Lacan. De lui aussi l’idée que nous sommes parlêtres, parlés par l’autre, et que la parole a aussi cette fonction de jouissance. Sur la crête de la vague de l’info-buzz, l’écume signifiante laisse une effluve peu emballante. La démocratie de l’opinion et son partenaire le maître argent, dans leur tyrannie, construisent à un rythme incessant une négativation malfaisante, rejetante, destructrice, sans que l’on n’y prenne toujours garde. (un exemple récemment : Ségolène et les décolletés…vendre.. vendre.. mais ce n’est pas elle qui fait tout ce buzz!! malveillance intentionnelle et méprise! « Osez-le-féminisme condamne la décence selon Ségolene Royal » nous informe Madame Figaro ; Osez le féminisme relayé par Madame Figaro, ça c’est top de chez top comme raccourcissement de la pensée et alliance objective!!

Le danger est partout, rien ne pourra marcher, tout est voué à l’échec, d’ores et déjà : réforme territoriale, pacte de responsabilité, chômage pas d’évolution, non-cumul trop tard, loi Duflot etc.. etc… Pourquoi toute tentative de réforme est-elle systématiquement vouée à l’échec en France ? Pourquoi aussi laisse-t-on passer sans les voir, en tout cas sans leur faire la place qui leur est due, les pionniers, et pionnières, les inventeurs, les visionnaires ?

Ce rétrécissement du jugement, constant, est causé  pour une part par la sur-médiatisation ; le gavage impose la perte de sens, le trop-plein devient du vide, vide de la raison laissant la place au pulsionnel immédiat. Mais ce gavage, cette info en boucle sans analyse (si rare, et presque toujours avec les mêmes intervenants) qui ne permet pas la coupure signifiante, le silence, le manque, où viendrait se loger le désir, n’est pas un hasard, il est pensé dans les agences de com. de sondages, de média (Souvenons-nous « le temps de cerveau disponible »). La précipitation à la fois du temps et du discours obligerait à n’avoir plus aucune autre opinion que celle donnée, désignée, imposée, par les « décideurs » de l’ombre. Nous sommes  dans le temps de la Jouissance : Tout pour frémir jouir râler mais de préférence dans l’insatisfaction, la plainte, le pas assez, le trop, humain bien sûr. Humain car sans aucun doute beaucoup de situations matérielles, financières, sociales, sont préoccupantes. Seulement l’humain équivaut maintenant à des chiffres, pourcentage ceci, taux cela, augmentation ceci, réduction cela. Un être de chiffre à la place d’un être de langage. Le bonheur comme un chiffre, quand aussi et pourtant il est de ce palpitement de la vie… simplement.

Tout de même on y met le paquet en France pour que ça rate. Il semble que jamais autant de monde, media,  politiques, n’aient été contre, n’aient joint leurs voix(es) pour dire que non, que ça ne va pas, que ça ne peut pas marcher. Les opposants et les media en boucle sont les alliés-bazooka, un miroir déformant qui sème la désespérance, source du rejet et de la ségrégation haineuse. D’autant plus que les patrons des media pour la plupart sont majoritairement hostiles à ce pouvoir, une vraie machine de guerre qui rappelle un peu la campagne de 2007. Un raz-de-marée de dénigrement permanent. Hélas avec des alliés objectifs à gauche…Sans doute une certaine croyance et vénération tenace de nos « mythes » fondateurs, la Révolution notamment, nous maintient-elle à la fois dans un mirage et une nostalgie. Le récit « révolutionnaire » sincère parfois, mais aussi propagandiste, peut faire écran à la profonde mutation du monde. Il ne faudrait pas que nos mythes soient une entrave, nous devons les loger à leur place, avec le respect de l’héritage, mais aussi avec la bonne distance.

La plainte, le dénigrement, le blabla en rond, le rien ne va,  c’est dans une cure un moment qu’il faut tenter de faire cesser, par une coupure, une interprétation ; de là,  ouvrir vers le désir de savoir et de faire vérité. Ça opère, bien souvent, sinon c’est la répétition mortifère qui reste à l’œuvre dans son travail de sape dépressive. Notre pays, je le crains, en est là d’une dépression plaintive, récurrente, et de son corollaire inévitable : une demande exigeante de réussite immédiate, pourtant impossible, que savent entretenir tous les bonimenteurs idéologues ; les oiseaux de malheur, les prédicteurs scientistes qui, un an, deux ans, trois ans à l’avance, voient déjà le déficit, la dette, le chômage, notre pensée, notre avis, nos désirs, notre…vie. Les nouveaux divinateurs maudits. La pensée prédictive dans ses ravages, et le formatage sondagier qui se repaît de fabriquer une Misère Mentale qu’il a beau jeu ensuite d’analyser, comme s’il n’en était pas le créateur. J’y vois là un glissement (irrémédiable ?) de notre démocratie. La France serait-elle ingouvernable ? Une « société bloquée » comme disait Michel Crozier  autour de 1968. Une grande difficulté à réformer. On a reproché une absence de cap, mais on a aussi dit ici et là «chiche ».

Et demain questionne l’enfant ? Et après ? L’anxieux aussi demande « et après » ; il n’ose plus sortir de chez lui, ne veut pas voir le voisin, a peur de qui arrive, demande demain, qu’on lui dise demain, ce qui va arriver, que ce soit certain, qu’on ne le trompe pas…Assurez-moi de ma vie, de l’avenir, dit le peuple dans une demande certes légitime, mais aussi, souvent extrême et infantile.. Que l’autre me satisfasse là tout de suite maintenant, ça ne va pas assez vite, ce n’est pas comme ça disent les experts de tous bords, je sais mieux que vous ce que vous devez faire.. (un exemple : chez Taddéi, vendredi 25 avril, beau débat, bel échange concernant les jeunes «djihadistes », cette question plus que complexe, apport précieux de Dounia Bouzar et d’autres.. et bien voilà, déjà les mesures de Cazeneuve ce n’est pas ça, ça ne sert à rien clament des intervenants forts de leur « savoir »). Ne bougeons pas, ne faisons rien, ou alors faisons comme MOI je veux, comme MOI je pense.. la « Je-cratie » disait Lacan « comme égalité à soi-même », sans autre.

Et bien oui, il y a les nouveaux bonimenteurs, qui savent déjà dire.. demain. Qui promettent : Donne-moi donne-moi plus pour jouir pour consommer pour avoir plus, là où le pouvoir impose pour l’heure un moins..

Car bien sûr les politiques doivent se plier aux calculs aux robots aux statistiques, etc.. aux marchés avides de profits criminels et déshumanisés. Ici un billet documenté sur le « trading de haute fréquence » donne le vertige.  Et bien sûr les/des politiques font ce qu’ils peuvent de  là où ils sont, coincés entre le marché spéculatif fou, l’engagement contraignant dans les traités, et le souci (dont je ne doute pas) qu’ils ont de la nation, et du bien-être des citoyens. Le compromis quoi. Là où comme dit Piketty : «Le capitalisme et les marchés devraient être les esclaves de la démocratie et pas le contraire » (Libé 26-27 avril). Devraient  mais..ne sont pas!

Sans doute nos gouvernants socialistes n’ont-ils pas joué de finesse et de détermination, voire de préparation (je l’ai déjà beaucoup dit). Sans doute de vraies réformes fiscale et bancaire, (Piketty, encore, ignoré) dès l’arrivée au pouvoir, auraient-elles permis d’envoyer un message apaisant pour plus d’égalité, sans transgresser les traités Europe. Sans aucun doute le Mariage pour Tous, nécessaire, aurait-il pu être envisagé autrement, avec plus de conviction et d’autorité venant du Président, sans doute, je le dis sans détour, a-t-il déclenché encore plus de peur, de haine, de rejet, révélant s’il en était besoin la gravité d’un fonds réactionnaire terrifiant et.. terrifié face au « progrès », sentiment humain par ailleurs. Cette agitation des peurs recuites et rances, (sexualité, genre, enfants, etc..) révélant une grande bouillasse d’ignorance. ( « dérives » infra).

Alors… faut-il que sur tous les bords autant de « non » s’élèvent ? A propos de tout, sans cesse ? Alors quand tous ces « non »  se lèvent, opposants, on souhaiterait bien aussi entendre des « oui ». On ne peut aller contre le Réel, on doit bien faire avec, en tout cas « du passé faisons table rase » est maintenant utopie mensongère. Car qui a pu croire que François Hollande allait tout seul se battre contre la finance mondiale, allait pouvoir se dédire des traités européens votés, allait pouvoir récupérer, créer ainsi des emplois sans que cela ne touche personne, allait pouvoir « forcer », imposer à des patrons qui pour une grande part souhaitent son échec, qu’ils consentent sans « cadeaux » ? Qu’il allait pouvoir éponger une dette augmentée de 700 MDS comme ça ? Peut-on vivre raisonnablement en continuant d’emprunter autant pour rembourser cette dette ? On peut constater en tout cas la solidité du « modèle français ».

Que veulent-ils ? Que veut-il ce « peuple » ? Ce peuple à qui sans cesse on dit qu’il souffre, qu’il va mal, qu’il est malheureux, qui bien sûr pâtit, mais qui pense surtout, chacun par chacun, qu’il est plus malheureux que l’autre, c’est toujours la même rengaine, je suppose à l’autre plus de jouissance, je t’envie, je te veux prendre ta jouissance, je te hais, (au fondement de tout rejet, de tout racisme, de toute exclusion, qui ne rend d’ailleurs pas plus heureux puisque ce vœu se double toujours d’une grande culpabilité..)
Bref. Que demande « le peuple », comment le satisfaire qu’est-ce d’abord que le peuple ? Ce mot, cette chose, dont tout le monde se gargarise, au nom de qui tant  prétendent parler ? (Taisant les mensonges, les inexactitudes, les leurres à la fois de leurs interprétations et de leurs propositions hors Réel). Est-on assez naïf pour penser que le Président et le gouvernement français sont libres de leurs décisions, leurs mouvements, leurs partenaires, libres de l’autre, tout-puissants à dézinguer la finance internationale. Qui peut faire croire que ce n’est pas une lutte de dizaines, voire centaines d’années, ces combats réellement engagés dans les démocraties contre terrorismes, blanchiments, finances, paradis fiscaux etc.. (sans doute pas assez annoncés martelés déterminés armés mais..) Qui veut faire croire qu’il est possible de gouverner la France sans tenir compte des contraintes européennes est un(e) bonimenteur (euse). On doit regarder la vérité en face mais aussi dire stop à l’ auto-flagellation et aux lamentations. Dire aussi ce qui marche et ce qui peut marcher : ah Royal dit qu’elle veut créer 100 000 emplois (Conférence de presse 25 avril) et … ricanements déjà !…

Dans ce brouhaha, cette confusion mêlée et emmêlée où prospèrent les faux prophètes et les marchands du Temple, dans la traversée d’une crise aussi bien mentale, psychique, que socio-économique, un choix s’impose, à un moment donné, il est forcé sans doute comme tout choix quand il engage le destin, et que le Réel cogne si violemment : ce peut–être celui du repli un certain mode du non/ ce peut être celui de l’ouverture, du pari, un certain mode du oui. Car il n’est d’autre choix. Et il s’agit de faire le bon.

Dire oui/dire non

Il est des situations où il est noble de dire non certes ; mais toutes les oppositions, toutes les résistances ne se valent pas. Se dresser contre, s’opposer est légitime, mais à quelles fins, pour quel but, vers quel avenir ? La résistance, si elle fut Acte dans l’histoire, est aussi un frein quand elle serait idéologique ; la résistance comme un déni, un refus de savoir, une entrave au risque de l’insu.
Oui/non, cette alternance signifiante ne prend sens que par rapport à un contexte historique, signifiant, moral. Ainsi ce Père toujours pensé comme l’interdicteur, celui qui dit non, est aussi celui qui dit oui ; cette fonction Président/Etat que l’on veut tellement paternelle (mais aussi maternelle comme celle qui pourvoit), qui devrait nous satisfaire, mais qui pour l’heure nous impose des privations, elle est celle contre qui pour l’heure on s’insurge de toutes parts. Ainsi, le sujet, l’infans, est d’abord pris dans une Bejahung primordiale disait Freud, un dire oui, puis, dès qu’il parle, il veut dire non, à tout, c’est bien, et puis il accepte, il consent, il aime, il dit oui, à sa vie, à l’autre, au monde. Un assentiment, un consentement. En chacun de nous, un dire non qui s’oppose, qui dit stop, mais aussi qui freine, empêche, alterne avec un dire oui béat naïf  voire lâche, mais aussi un tu peux Jouir, prends ton risque, consent en conscience. Rêver d’une révolution est un leurre, (l’heure n’est pas à la révolution), un rêve, comme sortir de l’euro est un leurre, comme ne pas régler sa dette est un leurre. On peut rêver mais gouverner n’est pas un rêve. On peut être en opposition mais contester tout sans cesse est une lourde responsabilité, un empêchement, un frein à ce qui est si difficile à construire (et à réparer des héritages budgétaires). Et si pour l’heure c’était dire oui qui était le moins conforme et le plus  « révolutionnaire » ?

Sur cette question-ci, bien sûr, comment ne pas penser là à ce cher Edwy Plenel et son « dire non »  déplié tout au long de son livre (le trait Paternel source s’y indique en clôture du livre). Bien sûr ce « non » là me touche, j’y adhère souvent, mais est-ce le temps politique du non, du non permanent au pouvoir, comme hélas Médiapart en fait maintenant style, Mediapart si précieux, qui n’échappe pas non plus aux commentaires de haine et de rejet ? Ce non ne doit-il pas être plutôt critique constructive ? Et puis ce moment si rare de rencontre avec Christiane Taubira, cet échange, où l’on entend à bas bruits la complicité, mais aussi le point de butée entre celui qui dit non, et celle qui est aux manettes. (lassée peut-être des difficultés du pouvoir mais..). Je vous invite vivement à regarder l’enregistrement de la Rencontre entre Christiane Taubira et Edwy Plenel organisée par l’Institut du Tout-Monde et Mediapart à la Maison de l’Amérique latine le lundi 31 mars 2014.

Je voudrais dire concernant aussi cette ode à la beauté, du début de la conférence, qu’elle est nourri d’un peu d’idéalisme, ou  de platonisme curieusement, car « Le beau n’est que le premier degré du terrible » comme nous dit Rilke bien justement.…(Elégies de Duino 1ère élégie).  C’est bien sûr une poétique de vouloir faire du politique avec du beau. Mais hélas c’est un mirage. Même les artistes ne font plus du «beau ». Peut-être d’ailleurs font-ils plus de la politique ou de la finance ou du commerce… Désenchantement du monde…Et puis comme le dit Edgar Morin, le même jour, le non est l’autre face d’un oui, « il ne suffit pas de dénoncer, mais énoncer » .

Donc..

Les gouvernants sont aux prises avec le mondialisme, la tâche n’est pas aisée; avec le Réel sauvage de la finance sans autre Loi qu’un profit avide et déchainé ; et avec le deal à faire sans cesse avec les autres. Que feriez-vous tous les beaux parleurs toujours contre? Que feriez-vous aux commandes ?

Si l’on prenait conscience des conséquences que tous ces « non » souvent n’enrichissent pas le destin collectif mais font inertie, si l’on se demandait sérieusement : est-ce le temps de l’autrement, ou de l’ensemble ? Et si l’on disait un peu plus « oui » collectivement, pour relever la Nation?  Et pour tracer notre chemin dans l’Europe et dans le Monde ?

Car le Monde lui est ouvert ; ouvert et en même temps traversé de murs. Il n’est pas temps des barbelés aux frontières des pays, et aux frontières de nos âmes (sur cette question des étrangers, ici en France, la politique actuelle continûment ségrégative, suscite à chaque coup mon « non » inquiet pour le coup). Les espaces et les temps s’ouvrent dans une grande confusion parfois, une crise forcément cela génère une mutation subjective, ébranlement de nos pensées, de nos marchés, de nos coutumes, de nos autres, de nos plaisirs. De nos économies. Nos références idéologiques elles aussi doivent s’ouvrir vers l’inconnu. L’étrange. L’Inédit. L’ Etranger.

dyptik

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JLGodard- Un Poète

                                    « Quand je regarde le ciel entre les étoiles, je ne peux donc voir que ce qui a disparu. »

Wovon man nicht sprechen kann, darüber muß man schweigen.’ (Wittgenstein)

DANS LE NOIR DU TEMPS Jean-Luc Godard, Anne-Marie Miéville 2001 – Royaume-Uni/France – 11mn

ADIEU AU LANGAGE

BIENTÔT À CANNES. MERCI MONSIEUR GODARD.

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Je vote Ségolène Royal : « Avec elle, la France c’est nous tous ».


Madame Royal est la seule candidate qui présente une vision construite, argumentée, élaborée, loin de toute puissance d’argent et de media. Elle est effectivement la seule qui ose attaquer et critiquer réellement ce pouvoir sur des points très précis. Elle se bat pour l’écologie depuis très longtemps intelligemment (incitation et pas sanction), et pas parce que c’est dans l’air du temps. Elle a une audace bien différente de la social-démocratie molle et terne des autres candidats.

Madame Royal  voit plus large que les appareils et elle a une conscience très aigüe des enjeux actuels nationaux et internationaux. Sa perspective est à la fois orientée sur le fond, à la fois par l’esprit du CNR et  par l’invention du futur : Etats-Unis d’Europe, croissance verte, lutte acharnée contre la spéculation financière par exemple; il est important de chercher aussi à comprendre comment elle intervient de façon à trouver le kaïros, le moment juste, saisissant sans cesse les leviers symboliques de l’action présente opportune, et cela sans perdre de vue le sens profond. C’est pourquoi elle est iconoclaste et n’hésite pas à bousculer les idéologies. A la fois révolutionnaire, et profondément ancrée dans la terre des traditions, elle invente une autre mondialisation, dans le juste partage des peuples et l’écologique.

La « crise globale » doit « être l’occasion d’une métamorphose au sens qu’Edgar Morin donne à ce terme: se déprendre de ce qui a fait faillite et reconstruire sur de nouvelles bases, plus solides, plus créatives et plus justes, les conditions d’un avenir réellement commun » dit-elle  (JF Macaire, « En route pour le vrai changement »  Albi 2011). Vice- président du CR Poitou-Charentes, JF Macaire y brosse là les solutions, les initiatives,  et  les inventions dans cette région depuis la Présidence de Ségolène Royal. Comment ne pourrait-on pas avoir envie de faire bénéficier la Nation de cette belle entreprise? Voilà authentiquement un nouveau modèle politique! Pas seulement gestionnaire, mais nouant les solutions concrètes au sens profond du socialisme.

Elle est celle qui porte et respecte la France dans son métissage, et sa diversité. Chacun considéré pour lui-même quelque soit sa classe, son rang. « Avec elle la France, c’est nous tous » dit quelqu’un hier lors de sa visite à Mantes-la-Jolie. Quelle belle phrase, quelle vérité précieuse!

L' »ordre juste ne s’oppose pas au mouvement », ce n’est pas un ordre figé, une statue du commandeur, c’est un lieu qui doit pouvoir s’articuler à l’invention, à l' »entreprise » dit-elle, aux « forces de la créativité« , du « sur-mesure ».  Beau programme! Belle cohérence!

Tout ce qu’elle apporte est profondément novateur . Alors comptons sur tous ceux qu’elle rencontre, qu’elle écoute, tous ceux qui savent, dans l’expérience immédiate humaine de la rencontre, qu’ils viennent de croiser quelqu’un de sincère, de réfléchi, d’audacieux. Visionnaire est-ce trop dire? Une Femme d’Etat, rare et précieuse pour nous tous.

Pour Rafah Nached

« Rafah Nached, a été arrêtée le samedi 10 Septembre à 1 heure 30 du matin (heure de Damas) à l’aéroport de Damas. Elle devait embarquer sur le vol d’Air France en direction de Paris afin d’être présente à l’accouchement de sa fille. Une fois passée la sécurité Rafah a été arrêtée par les services de renseignements. Elle a tout juste pu appeler ses proches pour prévenir de son arrestation, depuis aucune nouvelle n a été donnée d’elle. Malgré les demandes incessantes, les services de l’aéroport refusent de communiquer la moindre information. Elle souffre de problèmes cardiaques et doit prendre ses médicaments régulièrement.

Rafah Nached, âgée de 66 ans, a fait son cursus de psychologie clinique à l’UFR de Sciences Humaines cliniques, elle est diplômée en Psychologie clinique de l’Université Paris Diderot.

Première femme psychanalyste à exercer en Syrie, Rafah a publié une étude historique de la psychanalyse en Syrie dans le numéro de la revue Topique consacré à la psychanalyse au Maghreb et au Machrek. Elle a récemment fondé l’Ecole de Psychanalyse à Damas en collaboration avec des psychanalystes français.

Le choc est d’autant plus violent que nul ne comprend les raisons de cette interpellation. Son engagement professionnel a toujours été de nature scientifique et humanitaire. Elle avait pris l’initiative avec la communauté jésuite de Damas d’organiser des réunions entre citoyens syriens de toutes obédiences afin de leur offrir un espace ouvert et multiconfessionnel au sein duquel verbaliser leurs angoisses et leurs peurs dans le climat de violence qui ravage actuellement le pays.

Rafah compte de nombreux amis dans la communauté psychanalytique en France avec lesquels elle entretient des liens de travail importants et réguliers.

Nous demandons que tout soit fait en vue de sa libération immédiate. » communiqué de l’AIHP

Pour signer les pétitions  et  contact: rafah.navarin@gmail.com

Madame, je pense à vous. Et à toutes celles et ceux qui souffrent, et meurent,  de l’imbécilité des dictatures, politiques et religieuses. De tous les pouvoirs qui ne tiennent qu’à leur pouvoir et leurs certitudes inébranlables.

Royal 2012 / Un contrat avec la Nation


Royal Montreuil 10 sept. 2011 ©evah5
Royal Montreuil 10 sept. 2011 ©evah5

Montreuil,10 Septembre, beaucoup de monde, mélange, diversité, émotion et détermination. Ségolène Royal avance son Contrat pour la Nation. J’espère.

Contrat avec la Nation

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La spéculation ou bien plutôt la politique?


« Il faut faire la guerre aux spéculateurs ». Ce n’est pas moi qui le dit mais Christophe Barbier, c’est dire!

« Après avoir sauvé les marchés, les Etats n’ont imposé aucune contrepartie au système bancaire et  financier. » Pas moi non plus mais Jean-Paul Fitoussi (président de l’OFCE Libé samedi 6 dimanche 7 août). Il ajoute: « Aujourd’hui les Etats sont tenus en laisse par les marchés« . Pour l’économiste américain Joseph White « les hommes politiques sont perdants s’ils fondent leurs actions sur ce qu’ils pensent bons pour les marchés » (ibid.)

Alors, si je comprends bien, nos gouvernants devraient se réveiller, s’unir, s’entendre, pour enfin mettre en place les processus de désaliénation du politique face aux marchés, à la finance, à la spéculation financière. Demander des comptes aux banques aussi.

« Il faut bouleverser l’organisation politique en Europe pour pouvoir opposer aux marchés, aux spéculateurs et aux agences de notation un arsenal de mesures politiques. » Une « révolution », voilà ce qu’envisage M. Barbier.

Quand on est simple citoyenne comme je le suis, un peu spectatrice de tout ce déferlement spéculatif trash, on ne peut pas ne pas penser que la spéculation, l’argent pour l’argent, pour quelques-uns, ce système fou qui tourne sur lui-même est en l’état actuel des choses effectivement ce qui nous gouverne (cf. la riche élaboration de Lacan sur le Discours Capitaliste, discours sans perte, discours qui ne fait pas lien social, autiste au fond, pas étonnant qu’il puisse être actionné par des robots. cf.  Conférence de Milan juin 1972, « « […] la crise, non pas du discours du maître, mais du discours capitaliste, qui en est le substitut est ouverte. Continuer la lecture de La spéculation ou bien plutôt la politique?

Sauver la grèce

Il faut sauver la Grèce des agences assassines. Quelles que soient les erreurs passées de droite ou de gauche, il faut sauver ce qui fut pour la plus  grande part  notre berceau de pensée, de culture, de l’art du tragique et du comique; de l’invention de la démocratie.

Penseurs, intellectuels, où êtes-vous, agitateurs révoltés, pourquoi ne vous entend-on pas?

C’est notre histoire que l’on veut rayer ainsi en maltraitant le peuple grec. Où est Europe, où sont les hommes et femmes de bonne volonté prêts à se dresser contre les mesures insupportables des agences de notation, et…du FMI?

Va-t-on vraiment vendre en lots Le Pirée, le Panthéon, le si beau théâtre de Dionysos!! La déraison humaine, ce dont les grecs savent  si bien parler…