Portrait d’un Président en jeune homme #Macron

Portrait d’un Président en jeune homme  #Macron

 

Hollande - Macron 14mai17
Hollande – Macron 14mai17

Certes, il avait belle allure, séduisant (intellectuellement surtout s’entend) avec son dire un peu inédit, pas formaté comme un vieux routard de la politique, montrant une attirante élaboration analytique frisant parfois l’allumage guru, mais regardant et pensant loin. (cf. l’entretien  d’E. #Macron à Mediapart qui m’avait intéressée). Charmeur sans doute. Alléchant son « programme » ? Si mince, si trop « futuriste », postmoderne, start-upé, ubérisé et déjà on y devine du creux…
Mais, cependant, bien que pas du tout envoutée, pas transférante une miette, pas dupe (déjà ?), (regrettant, eh oui, le bonhomme tout rond, sa simplicité, sa normalité dont on n’était pas dupe, celant une énigme singulière, regrettant les chausse-trappes dans lequelles il s’était laissé duper par ses bons amis- bon on lui en voulait tout de même de son absence active et décidée au succès possible de Royal en 2007- celui-là qui avait su montrer son élégance et sa grandeur dans ce Paris baigné de sang et d’assassinats,lui autour de qui se rassemblèrent tous les autres en ce jour 11 janvier 2015.. lui humble défait et solennel – oui on le regrette aussi pour ces mesures si mal comprises par les français qui eurent trop tard quelques résultats; il fut torpillé de partout non? radio média ah! France-inter frondeurs même au plus près on a su qu’après comme c’était miné plus le livre ah ce livre que j’ai avalé d’un trait paradigme d’une affaire montée en épingle..) bref cependant.. le nouvel homme-président je l’ai élu par les deux fois sans aucune hésitation ne voulant ni d’une constituante et d’un leader maximo ni d’une fasciste éructante et peu clairvoyante.

Donc revenons à lui, Emmanuel, Manu, mister Président, le bel homme agile de l’esprit et du verbe. Juvénile et viril. La séduction, l’enchantement sans promesses, loin des normes pourquoi pas ? Mais très vite on repère que les paroles restent des paroles, et que les actes politiques ne suivent pas du tout, voire font un 180 degrés. Une tromperie ? A mon niveau d’adhésion non et je ne regrette pas mon vote, mais ce qui advient apparaît comme un symptôme très révélateur du fond des choses.
Le « en même temps » théorisé comme un principe, crée de nombreuses difficultés, et pousse forcément ici ou là soit à l’inhibition soit au passage à l’acte. Le choix nécessite un choir mais si l’on veut faire croire à tous qu’on va les satisfaire, le réel impossible surgit tôt ou tard, et l’embarras ou le déni ou l’évitement qui va avec. Le jingle- ritournelle « nouveau monde-révolution » apparaît vite comme une méprise, même si l’intention pourrait être louable; le « avant moi le déluge » lui aussi est d’une telle naïveté et au fond laisse supposer qu’on prend l’autre vraiment pour un imbécile.
Le risque qu’a pris Hollande en sortant des chemins tracés droite- gauche / offre-demande l’a desservi à cause d’une communication plus bas que zéro, là la com. pourrait desservir celui-ci, alors qu’apparaît une politique résolument libérale de droite sans grande visée progressiste, sans souci des inégalités béantes – (je ne vais rien dire sur l’écologie… too bad !)

Autoritaire et narcissique. Imbu, et par trop voulant se montrer sûr de lui. L’autre face du séducteur brillant…
Le masque tombe, le charme se rompt, l’énigme vient en creux donner forme à une sorte de vide qui parfois dénote une posture chancelante; la parole n’est pas toujours contrôlée, contrôlable; elle lui échappe comme à nous tous, alors son impétuosité séduisante se transforme en vacillement quasi autocrate, on pourrait y déceler un embarras; bref : est-il à la hauteur ? Aurait-il assuré face à une si grande douleur collective des attentats ? Une telle effraction de douleurs violentes, où jamais l’homme-Président Hollande ne fut mis en cause et c’est heureux ?
Son atout principal : il sait que nous n’avons que lui, nous les démocrates. Il doit ne pas jouer cela comme un atout jamais à perdre. Car les populismes, dont il a aussi de la graine, sont là dans le lit, dans son lit, il en partage la couche (au moment où j’écris résonnent en moi toutes ces paroles insoutenables de G. Collomb sur les flots de migrants qui vont nous envahir, paroles jamais démenties, informations mensongères livrées aux français là où devrait courageusement se dire la réalité éclairée; un deuxième Aquarius est arrivé, encore une fois nous n’ouvrons pas nos ports, le Président est comptable de ça, certes ce n’est pas si simple, il faut faire Europe, mais ne devrait-il pas incarner devant nous tous le message de l’accueil? )

Autre chose. Je ne résiste pas à l’envie de relever cette narration de lui-même respectable mais qui dit bien sa fiction :
« J’ai connu les odeurs des fleurs / d’abord chez Colette ou Giono avant de les respirer moi-même… » Comment ? ce bambin ne sortait pas, était enfermé dans une bibliothèque ? n’a pas croisé une seule odeur de fleur réelle, les deux réelles, l’odeur et la fleur, d’ailleurs on dirait plutôt un parfum qu’une odeur non? ah heureusement il y avait sa grand-mère « Ma grand-mère m’a initié au premier Giono, celui de Regain et de Colline, au merveilleux Giraudoux que plus personne ne lit aujourd’hui, à Colette énormément. » Sans doute sans le savoir a-t-il pu être « initié » là à l’ »odeur » d’une femme, sinon son parfum.
« Ensuite, au cours de l’adolescence, il y a eu Gide et Camus. Proust et Céline sont venus après. Un livre comme Les Nourritures terrestres a été très important pour moi, en même temps que j’étais touché aussi par Camus. D’un côté, Gide l’intellectuel devenu sensuel, et de l’autre côté, Camus arrivant de la Méditerranée, avec son côté brut, minéral, devenant intellectuel engagé. Il y eut aussi René Char, pour la poésie ». Diantre que de monde ! et pas des moindres ! Quelle maturité naissante !

Cette construction, cette énonciation toute imaginaire sied à un jeune poète, ne l’est-il pas un peu ? (à 16 ans il voulait être écrivain :  « Etes-vous sûr que vous auriez eu la vanité et l’humilité de devenir écrivain ? La vanité, oui, l’humilité, non. »  ) mais à un Président ? la froideur brutale du réel ne lui est-elle pas trop difficile, heurtante, voir insoutenable? Du coup il faut soit rabaisser, mépriser, soit toucher, embrasser, palper, vérifier que l’autre est bien là en chair et en os et que peut être on va pouvoir le mettre dans .. sa poche. Il y a là quelque chose d’une manifestation de toute-puissance, qui prête à sourire, et qui cause ma tendresse, mais si ça rate ça rend plutôt ridicule et… si ça rate pour lui, ça rate pour nous tous..

Il a voulu faire famille, comme on dit, pas un parti, une famille, un groupe, une start-up disent beaucoup. Autour de celui dont l’attrait pour le théâtre, la jouissance d’être regardé n’est pas feinte (ah cette intronisation au Louvre couvé du regard par son private boy !) donc il était logique qu’il passe par-dessus la jambe nombre de règles institutionnelles, qu’il s’en balance tout en nous serinant le grand couplet de la République exemplaire (ni le premier ni le dernier – en fin le dernier j’espère pas !). C’est tout ce que nous révèle l’affaire de l’homme garde-corps dans lequel il semble bien que l’homme-Président ait mis toute sa confiance (sa vie non j’espère que non pas jusque là). L’encenser, le couvrir, le protéger (alors que depuis très longtemps les alertes ont été lancées sur les coups de tête de celui-ci). Un signe de paternité ? de bienveillance paternelle ? fraternelle? un trait de virilité en miroir, une fascination pour la double posture : je te garde – et je ne me garde pas / je suis le président- je fais comme je veux.
Virilité, paternité sur-jouées ? L’envers et l’endroit n’ont jamais été aussi flagrants chez un président . « Qu’ils viennent me chercher » certes résonne N. Sarkozy, mais surtout on peut décliner ça : seul au milieu de la cour l’enfant qui veut être grand, qui a peur au fond, défie ses maîtres, ses parents, il a fait une connerie, il le sait, mais il défie l’autre; ça peut aussi être le petit qui défie les plus grands, en tout cas cela met en scène un autre -Autre face à qui seul il se tient / idem le voyou, ou bien le reclus faisant appel au gendarme, ou le preneur d’otage, tiens le preneur d’otage pas mal ça – qui est l’otage ? nous ? la République ? Qui est : « ils »? Il le dit effrontément : les pouvoirs les contre-pouvoirs, tous les autres il y a dans cette phrase une énonciation narcissique primaire infantile qui fait demande sous forme du défi. Ça ferait sourire (ça me fait sourire on la voit cette scène de l’enfant pas content qui veut braver le monde entier, on le voir le miroir avec son garde et sa transgression violente). Même pas peur !
L’autre – garde-corps – est un petit autre révélateur de la vacuole humaine, un dévoilement du rien du Président, et de cette nécessité extrême de protection (on ne conteste pas la nécessité de sécurité d’un président et la nécessité d’un coin privé, on a jamais rigolé avec le scooter de Hollande ) là ça frise le trop, le gonflement imaginaire, ou alors ça cache quelque chose on pourrait dire… une sérieuse discordance R/I là où tout de même la seule réponse qu’il nous donne est une intervention quasi privée entourée de ses supporters pas une adresse publique officielle de président qui ferait symbolique(transgression alors, lui aussi mélangeant impunément le privé et sa fonction) les deux corps n’en font qu’un apparemment.L’incarnation se fait auprès des siens. Tous les autres sont dehors..

L’autre le met dans l’impasse. L’autre qui usurpe les fonctions (payé grassement pendant sa « suspension », scellés posés mais impossible de faire la perquisition.. etc.. etc..) et que pourtant il couvre déloge le Président de sa fonction de Président de la RF (avec son consentement ?) révèle le rapport de l’homme Macron avec le pouvoir (ce pouvoir séculaire républicain n’est-il pour lui qu’un pis-aller par rapport à un un pouvoir supérieur ? divin ? monarchique.. ? Cela éclaire au mieux comment il vise les pouvoirs, vise les parlements, veut jouir de plus de pouvoir encore avec son cercle autour de lui, qui il veut comme il veut. C’est en cela que cet évènement fait affaire de la violence de l’état qu’elle vient révéler. Et de la vigilance à garder sur la vitalité démocratique.

 

#Macron 070517
macron070517 Photo Philippe Lopez. AFP libé

(ce ne sont que des hypothèses actuelles – avec tout le respect que je confère au Président #Macron)

Jean-Luc #Godard Cannes 2018

Jean-Luc #Godard  reçoit la Palme d’Or Spéciale pour son film « Le livre d’Image » #Cannes2018

« Un artiste qui a repoussé les limites, qui cherche sans arrêt à définir le cinéma » Cate #Blanchett Présidente du Jury #Cannes2018

Jean-Luc #Godard /God-Art / Histoire(s) du #Cinéma son histoire/ notre histoire/ l’Histoire…. Merci.


bande-annonce « Le livre d’Image »

 

conférence de presse #JLG #Cannes2018

Lady Jeanne

#JeanneMoreau RIP 310717
jeanne moreau

On savait bien que ça allait arriver mais on aurait souhaité le plus tard possible. Comme pour nos plus proches si chers.
Jeanne actrice mais pas seulement actrice chanteuse mais pas seulement diseuse théâtreuse mais pas seulement tout cela et encore plus encore autre  une belle personne au sens  le plus ancien qu’il soit dans le temps hors le  temps.

 

Japy et la Culture : « préserver cette lumière qui amène à la créativité »


Jeanne Moreau par Marguerite Duras DimDamDom Juillet 1965

 

jeannemoreau ascenseur capture écran
jeannemoreau ascenseur capture écran

 

Politique poétique créatrice inventrice libre et belle for ever

For ever young.

Shine on you crazy diamond.

Chaque voix muette est une voix contre la démocratie

 

Chaque voix muette est une voix contre la démocratie

 

Caravage, Michelangelo Merisi dit (1571 - 1610) Garçon mordu par un lézard 1594
Caravage Garçon mordu par un lézard

 

Le pire à l’horizon

Ce n’est pas la peur, c’est la possibilité du pire à l’horizon qui fera voter. Pour beaucoup la conviction sera là, plus que dans le choix du programme.  Une autre forme de « conviction ». C’est sans doute à regretter que le désir vers l’idéal soit tronqué. Le désir l’est toujours  cependant, il n’est jamais pur. Pour la Chose politique, il essaie de naviguer au près jouant du transfert et du rapport imaginaire à untel ou unetelle.

Ce fut mon cas en 2007, cette vaillante et audacieuse candidate #Royal brisant les tabous à gauche et à droite. Allant jouer le Romeo sous les fenêtres d’un #Bayrou quelque peu transi et timoré. Une Femme, diantre que nenni! Mieux vaux un #Macron non? Dommage. Regrets pour l’histoire de France. En 2012, sans emballement pour François #Hollande , que petit à petit on découvre et au fond on estime. Et quel’on regrette.

Actes et conséquences

Là, pour l’heure, beaucoup de colère contre les saboteurs incessants. Du même camp, dans une situation si difficile, si tendue, si douloureuse. Ont-ils un seul instant réfléchi à la portée de leurs actes ? Les conséquences sont là : #Hamon n’ouvre pas, continue comme un gamin à ne pas comprendre sa responsabilité dans la non adhésion de beaucoup. Pourtant il avait un boulevard. Des belles idées, des belles perspectives, (même si il n’y a rien d’inédit à revenir à une politique de la demande, quelle subversion!). Il eut juste fallu qu’il renonce à régler des comptes, qu’il prenne l’ampleur du costume Président, plutôt que faire la cour à Jadot2% et #Mélenchon, poule « sanguinaire » aux œufs d’or. Quel gâchis! Le  « peuple  » social-démocrate ( appelons-le comme on veut) était là, prêt, dispos, faisant fi des affronts.  Sans doute plus emballé que par le jeune pagayeur #Macron (Ou pagailleur? Il la met bien la pagaille en tous les cas).

Mais non, il fallait persifler, attaquer, insulter, se plaindre plutôt. Et dénier les conséquences des actes posés aux yeux de tous, comme les motions de censure. (Je me demande souvent : un député doit-il surfer sur l’opinion pour lui plaire, ou plutôt l’éclairer, expliquer? Tous ces  frondeurs n’étaient guère nourris de courage au fond, plutôt mus par le souci de garder leur siège).

Le pire/l’ignorance

Là, ici, maintenant, il y a le danger de l’ignorance. Il y a l’attirance du pire, #MLePen.

Mais aussi d’une tout autre façon, hélas, vient le risque #JLM même s’il n’est pas « le pire ».  Il y a de grands différences, ils ne sont pas en miroir, mais leur élection aurait des conséquences néfastes, l’un et l’autre.  Et puis tout de même ils jouent sur les mêmes cordes (peur colère rejet Europe Russie etc.. JLM ne dit-il pas  « rendre la France aux Français »)? ((Un votant Mélenchon : « pourquoi pas voter FN pour casser la baraque ».  no comment..)

De #Fillon je ne dis mot, je ne peux concevoir à ce point la catastrophe morale qu’il illustre pour représenter la France dans le monde.

Ne nous y trompons pas avec #MLePen c’est la prise de pouvoir sur l’Etat, utilisation possible de l’article 16 de la  Constitution vers les pleins pouvoirs, main mise sur  police justice armée culture (et n’oublions pas les psychanalystes visés comme jamais); l’alliance pour le désordre du monde Trump-Poutine. Racisme, haine, et peur, déroute bancaire, économique.  Grande confusion.

#JLM c’est plutôt miroir aux alouettes, inconséquence économique et géopolitique, promesses tous azimuts impossibles à tenir. L’isolement. C’est aussi déroute. Et, par en-dessous, rien de paisible. Pour une part non dite, l’appel à l’insurrection sans mesurer les conséquences, lâcher les freins de la pulsion, de la jouissance, surmoi et ordre. Rien d’une révolution paisible. #JLM a ourdi (hélas comme la blonde!), a nourri la colère primaire, il  s’est  nourri  de cela contre le pouvoir depuis cinq ans. Il l’a cultivée, engraissée, engrossée savamment et sauvagement en même temps. Et à regret je le dis, il a nourri ainsi, en authentifiant toute plainte individuelle et collective, en la labellisant comme juste et légitime sans éclairer sa part imaginaire, en vociférant de façon accusatoire contre le pouvoir, il a nourri sciemment la nauséabonde solution possible vers la voie #LePen.

La blonde et sa tactique de la parole vide, du tout se vaut dans la langue, le blanc, le noir, pourvu qu’on la croit, la parole jouissance, celle qui ne fait pas appel au savoir, mais aux tripes profondes de notre détestation de l’autre, l’ennemi, l’étranger, ( celui à qui l’ « on » donne tout pour jouir mieux que moi, et moi ceinture). Ça marche, ça devient vérité, même pas post. Passion de l’ignorance exploitée H24. Et… relayée en continu.

Not concerned

Et puis il y a les « #PRAF » (Brice Teinturier) pas innocents non plus, les tenants de la responsabilité imputée à l’autre : les « Plus Rien à faire », les « j’m’en tape », les « tous pareils, tous pourris », les « rien ne change pour moi », les « je demande pour moi, on ne me donne pas, de l’autre je m’en fous ». Et puis il y a ceux qui s’en vont se promener, ferment les yeux, « on s’y fera, ça n’arrivera pas » ne ferons même pas de procuration. « Pas pour moi, mon monde est autre, elle ne passera pas ».

Ou bien « ça changera quoi? » « Je suis intouchable dans mon bonheur, ma vie locale, sociale ». « Ca ne sera pas long ». Les inconscients  aveugles de ce qu’enseigne l’Histoire universelle, les histoires de tant de pays et leurs dictatures, que pourtant, en libertaires de gauche éduqués bien souvent, ils ont suivi avec passion. Comment leur faire entendre que chaque voix muette est une voix contre la démocratie?

« l’abstention peut dévoiler, sous sa face de renoncement, sa face de folie, où se loge un fantasme d’abandon à la catastrophe qui peut être mortel (5). L’identifcation au meneur selon un trait d’idéal, qu’avait dévoilé Freud dans les années 30, est remplacée par une jouissance mortifère. » Eric Laurent LacanQuotidien 644

Un vote rien d’autre

Car il nous faut pour l’heure prendre acte du Réel? Et donc, pour beaucoup, du compromis incontournable à accepter. Du choix sans doute forcé qui nous échoit. Nous éloigne-t-il d’un idéal? Pour ma part, je n’aperçois aucune lumière idéalisée à l’horizon gauche gauche. Du calcul, masqué, usant des mêmes ficelles sous la promesse d’une Constituante fake. Nous ne pouvons nous offrir le luxe d’un faux idéal tronqué, une fantasmagorie archaïque et inadaptée à l’Actuel. OU bien d’un beau « programme » qui aurait pu faire envie, mais qui se noie dans le subjectif d’un règlement de compte et qui ne renonce pas à une certaine illusion archaïque.

Il eut fallu François #Hollande twice. Pour une poursuite affinée, avertie de la reconstruction entamée. François Hollande rendait la France plus aisée, malgré les résistances, les contestations, et les malentendus en boucle sur une seule phrase tronquée (ennemi/ monde de la/finance..). Il aurait dû durer, car les temps troubles nécessitaient cela, et qu’il avait acquis une force et un savoir. Nous nous devions cela.

Là s’orienter du Réel impose un vote. Un choix forcé. Pour déjouer la nécrose possible d’une blonde brune.  Rien d’autre. Sans discussion. 

APPEL DES PSYCHANALYSTES CONTRE MARINE LE PEN

Juste avant le deuxième tour des #Présidentielles2017. Il a fallu hier soir supporter l’horrible mégère gueulante et menteuse, dont la stratégie d’embrouilles et d’insultes n’a pas su masquer le vide sidéral du programme, qui n’a pour ossature que racisme, xénophobie, et haine de l’autre. Et pour finalité la prise de pouvoir sur l’Etat Français.

Prenons garde. J’espère que quelques-uns de ses « fans » hypnotisés saurant retrouver le chemin de la démocratie; souhaitons-aussi ardemment que les « révolutionnaires » insoumis prendront le temps d’éprouver leur vérité intime et poseront (enfin!) l’acte, le seul acte qui compte à ce jour : 

                                                

L’homme-Président s’en va

L’homme-Président s’en va…

Lassé sans doute par les « trahisons », par la distorsion entre son envergure à l’étranger, partout ailleurs qu’en France et le presque mépris dans lequel il était tenu ici, François Hollande tire sa révérence. Comme un homme qui a donné beaucoup, et qui se retourne, et ne retrouve plus les siens, (enfin certains « proches » dont il ne tarit  pas d’éloge dans le livre # Unpresidentne devraitpasdireça, Valls notamment. Finalement Macron aura été plus « propre » dans son départ..)

C’était sans aucun doute une des personnes les plus exemplaires de cette République, sans embrouilles, sans intrigue flagrante en tout cas. Notre Président. « Président » qui le nommait ainsi ? Personne  ou presque ne le nommait ainsi dans les media! L’avait-il à ce point  voulu,  provoqué? Sans but, sans cap, voilà comment on l’habillait,  alors que tous ceux qui le connaissent disent sa grande détermination en chaque chose. Ne pas oublier son implication et son efficacité et sa respectabilité à l’étranger. Ne pas oublier comment les choses se sont améliorées, et tout cela que d’ici peu nous allons tant regretter. Etre conscient de ce qu’il a fait, ce qu’il fut, ce qu’il dit, comment il a oeuvré pour le pays,  ce qu’il sait de la politique,  l’homme « de la synthèse », le « mou- comme-un-caoutchouc-flou-comme-un -loup », tous ces qualificatifs sans respect, de toujours, dès le début. Les attaques les ricanements…

Un homme que j’ai appris à connaître, et qui a orienté sa politique par le réel, l’alliance avec Merkel par exemple est au delà des conventions partisanes et idéologiques.  Un homme sans doute bien mal servi par ses amis ici ou là, ceux qui disent qu’il ferait mieux de  faire ci ou ça, se répandant dans les media..pas très top!

Certes le démarrage fut difficile, les réformes opportunes lentes à se faire, voire ne pas se faire comme cela aurait dû (la réforme fiscale notamment). Mais qui peut dire que la France est en pire état qu’en arrivant? Qui, honnêtement? Pourtant, écoutons les insupportables analyses de M. Seux ou  bien d’une Madame Figaro assassine..tout cela à France-Inter, et tant d’autres, jour et nuit, matin et soir… rien ne va, la France est au plus bas…

 / Merci pour le livre, merci G. Davet et F. Lhomme /

Je ne l’ai pas aimé au début, ce n’était pas mon choix;  il arrive après le passage à l’acte DSK, et récupère rapidement des voix comme par enchantement (sondages!). Voila que l’on pourrait penser que lui aussi passe à l’acte avec le livre, j’ai pensé ça aussi, j’ai trouvé ça plutôt pas mal comme acte pour sé dégager de tout cet embrouillamini, cet insupportable de l’acte présidentiel permanent. Et puis  non, il n’est pas celui-là, cela n’a pas été calculé ainsi. Si acte manqué il y aurait, il serait du côté d’une croyance indéfectible en l’Homme;  ce qui l’a fait socialiste,  cette naïveté dont on l’affuble, croire que l’homme est bon, croire qu’il ne sera pas trahi, croire que le MEDEF et les entrepreneurs vont le suivre, vont adhérer, croire que la CGT va cesser d’être faussement révolutionnaire…  C’est dans le livre que l’on repère à la fois cette naïveté, (le meilleur exemple n’est-il pas cette sorte d’aveuglement au sujet de la fidélité du Premier Ministre?), mais aussi son scepticisme, son interrogation toujours sur le sens de l’action, sur les arcanes du pouvoir, une certaine désolation devant la comédie humaine.  Il la connaît pourtant, il était au centre au congrès de Reims, silencieux, absent, pas concerné ( ou trop?) par les mauvaises manières faites à la motion « Royal » et au revirement nocturne. Encore dedans pour la campagne Royal 2006, ou plutôt non, ailleurs pas là.. Sa façon à lui d’être contre? Et son clip de campagne ou l’on zappe Royal. Qui s’occupe de ça à ce moment-là? Valls? Celui qui avec Royal disait « On nous a volé notre victoire? »

Donc il les connaît les coups bas. Pas un ange.  Cependant l’étoffe prise, la progressive prise de conscience quant à l’écologie, les valeurs humaines toujours là, les mesures économiques fondées.. les choix internationaux, les idéaux,  tout cela vaut. Mais voilà, il devient le bouc émissaire, l’homme à abattre, il ne se garde pas à droite, à gauche, au plus près, au plus loin. Sous un certain angle, l’intrigance vallsienne fait écho à la nuisance valérienne. « Hollande poussé dans l’escalier » laisse entendre Françoise Degois sur C8 le 7 décembre 2016 (excellent!)

Mais pourquoi donc avoir accepté ce piège de la  primaire auquel il n’était nullement tenu? Président de tous les français, il se range là comme n’importe lequel candidat socialiste, ce qu’il n’est pas, n’est plus;  il n’est plus premier secrétaire. Personne pour lui dire ça, au bon moment, dans ses grands amis? Qui a pu construire ce piège? C’est pour moi un gâchis, une continuité de politique était nécessaire en ces temps troubles. Pourquoi aussi un tel aveuglement sur son PM? Il fallait en changer bien sûr après le fourvoiement déchéance et 49-3. Lui envoyer le signal de n’être pas dupe, de ce forçage d’aller contre soi-même? Ou alors est-il dupe à ce point? Là réside le « mystère » Hollande..

Sa cote remonte, il n’a pas un mauvais bilan dit BFMTV qui l’a lynché non-stop; on ne peut s’en étonner, l’objet perdu est toujours tellement plus désirable que celui que l’on a; encore plus si l’objet que l’on croit avoir lâché, lynché, abimé, est plutôt un  sujet qui décide de s’en aller, de vous laisser, qu’il n’est pas à votre main, qu’il n’a au fond que faire de vous.. toute psychologie infantile connait cela. C’est cela qui reste préoccupant dans notre République, cette demande d’un père à lyncher (pas étonnant que ses enfants réels aient plutôt pencher pour stop); une demande de Père auquel on reproche de ne pas être tout-puissant, pourvoyeur de tous nos besoins,  tout en l’accusant de trop décider.  Devrait-on le tenir toujours responsable de tout, des frondeurs, des intrigues de palais, des marchés financiers, de la guerre en Syrie…? Il ne s’est pas posé comme père, mais (est-ce une erreur?) comme homme normal? Ce qu’il n’est bien évidemment pas, même s’il y aspire. Provoque-t-il ce vide à dessein? Se sacrifie-t-il? Si c’est le cas je crains que ce soit à perte, tant le candidat à venir ne fait guère l’unanimité chez un certain nombre (et pour cause..).

Ce fut un choc, un vide.

Un choc, un vide, ce jeudi soir 1er décembre 2016. Digne. Prêt à se « sacrifier »; c’est nous tous qui sommes sacrifiés par la gaminerie utopique et mensongère des vrauchistes de tous poils, leur inconséquence parlementaire et leur dérobade.  (Car dérobade il y eut : être député est-ce seulement être récepteur des demandes et des plaintes, ou bien  aussi être éclaireur des réformes à venir? Sauf à juste vouloir garder son siège.. ) Vers qui s’orienter pour que cette République préserve, comme il l’a fait, le modèle social tout en modernisant notre société, écologise davantage nos vies (même si la prise de conscience fut bien longue), garantisse nos libertés malgré les menaces permanentes des crimes racistes et fondamentalistes. Trop de marigots, trop de tambouilles..les socialistes n’ont jamais été en reste pour magouilles, coups de poignards, trahisons, batailles de pouvoirs sans aucun intérêt collectif. Ils mettent à nu les enjeux des motivations inconscientes de chaque humain pour le pouvoir.

Et puis, rire de lire et d’entendre les journalistes parler d’un homme blême à la voix tremblante, moi  j’ai rarement vu un homme aussi assuré de son acte. Dès son arrivée au pouvoir, il pleuvait, et ça jouissait d ‘en faire un petit homme ridicule, gris, sans envergure, (méchants gamins grimaçants!), ça lui taillait déjà un costume,  de partout, ah media! et vos libertés jamais analysées, certes légitimes, mais sans nuances et peut être parfois contraintes, en êtes-vous conscients? Et tous ces alliés objectifs de nos libertés perdues!!! Mais aussi dire merci Agnès B. Biolay Deneuve Laure Adler.., tous ces soi-disant people et leur grande lucidité, merci Philippe Caubère libé 201116Silvia Ullmo Le Monde 291016Fethi Benslama Le Monde 021216; tiens! tout cela ne circule pas beaucoup, mais pourquoi donc, ah oui ça préfère ricaner, ce fut non- stop, non cela n’est pas une vue de  l’esprit, si j’en avais eu le temps,  j’aurais noté chaque jour les mensonges erreurs balivernes oublis censures déformations etc.. quant aux actions du pouvoir.

Je n’ai pas de réserve à faire sur sa façon de conduire la Nation. Sinon mon exaspération au sujet de la déchéance de nationalité, qu’il a reconnu lui -même, et la maladresse des 49-3, agité par un certain M. Valls. La conduite intérieure, la dignité affichée qui dissimule l’ébranlement intérieur lors des attentats, là encore cette croyance en l’humain (après la marche de janvier qui rassemble tant de nous tous) qui l’amène à s’engager sur la déchéance, croyant rassembler..

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M. Valls:  une laïcité rigide, fermée, plutôt démolisseur, non écolo…les #roms la #République en boucle comme un slogan la #laïcité étroite le #burkini la #déchéance, les manoeuvres peu honorables participant à l’empêchement de FH… tout ça tout ça…#Valls sanguin, rigide emporté par ses passions et sa vérité peu dialectique. Sa propre muleta à lui tout seul;  faire un foin pareil, une telle intox au sujet d’un livre plus qu’honorable, auquel il a d’ailleurs participé, c’est faire preuve de peu de discernement ou/et de grand besoin de nuire. mais ça y est nous y sommes, il y est presque :

Hollande Valls "la créature" Davet Lhomme 2016
Hollande Valls « la créature » Davet Lhomme 2016

 « Putain, tu es là.. » et si c’était cela, juste cela l’insupportable pour Manuel Valls? La révélation faite dans et par ce livre de son ambition et de son dessein? La com’ se charge du reste, hurler avec les media et la droite à l’infamie du Président.. Et.. ça marche… J’ai dit bien avant déjà ce que j’anticipais (voir billets infra par exemple nov12 : « De M. Valls, que nous avions vu si engagé (tardivement) avec SR au congrès de Reims, on ne dira guère. La prise de position avec les Roms est tout simplement pour moi insupportable. .. C’est tout de même très inquiétant que M. Valls ait une telle cote chez les Français en surfant sur les pires idées de ségrégation et de rejet. « Servir la France, pas se servir » dit SR. Au choix, en ce qui le concerne. Mon opinion est faite. Il vise plus haut.. ».)

Là, donc, il en faudra(it) beaucoup pour me convaincre..

Je vous renvoie aussi à cet excellent billet : (bruno roger petit) : « Manuel Valls ou l’art de la dissuasion en politique, jouant de la menace de la rupture, de la démission, du départ en fanfare, coup d’éclat permanent exercé à l’encontre d’un président qui déteste qu’on lui impose ce type de rapport de force, ne l’affronte jamais, et préfère l’esquive et la fuite dès lors qu’il se sent prisonnier. » Sinon? Macron? à voir.. à suivre… côté écologie en tous les cas c’est le grand néant partout…

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Ces années furent pour moi un trop plein de ricanements malsains…un étonnement agacé et parfois douloureux permanent sur la discordance entre ce que j’entends, ce que je vois, ce que je pense, ce que je suis, et et l’écho assourdissant des fausses vérités, des mensonges, des dénis, des intox entretenues. Bon je ne suis pas naïve, je suis plutôt même au fait des noirceurs et perversités humaines,  mais je ne m’explique pas bien encore (même si des clarifications se font) comment on en est arrivés là? Et.. je n’oublie rien des stratégies et de ceux qui les agissent..Et je reste par quelques côtés convaincue que, hors primaire, face au peuple de France, avec un autre premier ministre, et l’évolution récente d eta baisse du chômage, ça aurait pu le faire… Trop de si.. sans doute! Gâchis!

president-hollande-capt-ecran-27nov15
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                                                                 Merci pour tout  Mister President 🇫🇷

 

PSY

Ils sont de retour et ça attaque sec…. tiens revoilà M. Accoyer.

Interdire aux psychanalystes d’offrir leur savoir-faire et leurs écoutes aux enfants et aux familles… rien que ça….

                                                                                         Age sombre

Pour signer la pétition  :

Autisme - Oui au libre choix de la méthode de soin/Non à l'interdiction de la psychanalyse 

et aussi La main à l’oreille  et causeautisme

pour lire la PROPOSITION DE RÉSOLUTION 4134 présentée le 8 décembre 2016 à l'AN 

invitant le Gouvernement à promouvoir une prise en charge de l’autisme basée sur les recommandations de la Haute Autorité de santé  « Invite le Gouvernement français à fermement condamner et interdire les pratiques psychanalytiques sous toutes leurs formes, dans la prise en charge de l’autisme car n’étant pas recommandées par la HAS. » ce qui n’est pas exact.

Pour un exposé, une  explication, une clarification 

– AUTISME –François Hollande : pas de solution imposée par Maryse Roy

« Le président de la République, lors de son intervention (4) à cette Conférence nationale, a annoncé que le 4e plan autisme était celui « de l’apaisement et du rassemblement » :

« Nous devons avoir toutes les réponses les plus adaptées sans préjugés, sans

volonté d’imposer une solution plutôt qu’une autre ». »

A vous de voir, de penser, de comprendre, de savoir, d’envisager ce que représente cette action lourde de sens  et de conséquences pour nous tous

l'air du temps qui passe