La Garde des Sceaux aurait menti…c’est l’affaire du siècle… tellement plus grave que toutes les affaires et agissements d’un certain M. NS et de sa troupe. Pensez donc.Ça se déchaîne comme rarement à droite mais peut-on encore l’appeler droite républicaine cette meute, quand on voit et entend ce qui se dit, les positions outrancières qui sont prises sans aucun respect des lois et institutions républicaines? C’est un cauchemar de penser qu’ils pourraient de nouveau avoir le pouvoir, ceux-là et celles-là qui d’ailleurs considèrent qu’ils ne l’ont jamais perdu. Les coups d’état ne sont pas forcément en dehors de nos frontières, c’est certain qu’un certain nombre d’esprits (fragiles, très fragiles pour certains, quand ils sont frustrés du pouvoir) en rêvent..
Hélas la caisse de résonance médiatique dans sa presque totalité surfe sur ce courant délaissant toute indépendance de jugement, tout fondement d’enquête, toute information sur les textes et les lois. Jouissant eux aussi d’alimenter la bête avide, le monstre accusatoire. Hélas, trois fois hélas, les Français ont les oreilles pleines des « fautes » (Le Monde) du gouvernement, oui vous avez bien lu, c’est le gouvernement, Mme Taubira first, qui est en faute.
L’art du retournement langagier et idéologique est à l’oeuvre encore une fois (déjà en 2007 NS invoquant Jaurès!!). C’est la nouvelle mode, la nouvelle stratégie de la droite (et ses extrémités) de renverser signifiants signifiés significations, semer le trouble dans les esprits, retourner sur l’autre sa propre cause. L’accusatoire aveugle, sans foi, sans loi..
Merci Madame Taubira de vos explications franches et claires.
N’ai je plus rien à dire? Suis-je comme une poule devant un peigne à rester muette devant l’étrangeté du réel politique, de l’action politique qui est plutôt l’initiative du non-faire des retournements, donc d’un certain immobilisme, ainsi qu’en est l’issue lorsque l’on fait la même chose et son contraire? Bref d’une praxis politique qui semble animée d’une idéologie soit londonienne (pour l’idée du brouillard) soit moralisante ? Sociale-démocrate? Est-ce une praxis qui vaut pour maintenant et qu’a-t-elle à porter de neuf devant le déferlement spéculatif?
Ai-je difficulté à trouver l’angle pour dire nos glissements nationaux…à les mettre en mots, à les penser, voire même les concevoir, de même que l’interprétation vient à manquer à l’écoute d’un patient qui ratiocinerait sans cesse, sans qu’une pointe vive de son « âme » vienne à se dire, sans qu’il ne cède rien de sa défense pour « révéler » son désir? Ne pas déranger, ne rien déranger, ne pas mécontenter les « siens » (encore que). Jouir en rond. Continuer la lecture de Vers 2014→
Non vraiment le fond de l’air n’est pas rouge. (Pour emprunter ce titre à Chris Marker que l’on peut voir à Beaubourg en ce moment). Là, c’est plutôt un brun bizarre qui culmine. Nauséabond et hélas épidémique, contaminant. Agité parfois aussi par un catholicisme sectaire qui n’a pas grand chose à voir avec la parole christique (cf. les injures raciales adressées au Garde des Sceaux encore tout récemment). Et aussi bien sûr entretenu par tous les extrémismes religieux politiques etc.. (Cela n’est pas, dans mon esprit, contradictoire avec la liberté absolue de penser de dire et de créer). Récemment on a éprouvé presque de l’effroi devant le comportement des députés de droite à l’Assemblée nationale le 30 octobre, quand, enfin, le PremierMinistre a prononcé ces mots forts, attendus depuis longtemps, pour dire stop aux injures racistes répétées envers la Garde des Sceaux. Le 30 octobre JMA condamne le racisme envers Taubira, les députés PS debout à l’AN. Enfin une parole solennelle est dite. Merci. Il eut été tellement opportun et honorable pourtant qu’ils emboîtent le pas à leurs collègues. Mais rien… #Honte.
« Je me suis fait hier soir un « spécial LOU REED » disons plutôt VELVET parce que pour moi, même si sans le VELVET il a fait de très bons albums (BERLIN, TRANSFORMER ou CONEY ISLAND BABY entres autres) son nom reste associé au VELVET UNDERGROUND dont il fut le créateur – comme si on pouvait aussi parler de JAGGER sans penser ROLLING STONES –
De retour de Saint-Paul de Vence, en visite à la Fondation Maeght : « Les aventures de la vérité. Peinture et philosophie : un récit. Commissariat Bernard-Henri Lévy. 29 juin-11 novembre 2013
Voilà. On retrouve Saint-Paul, sa douceur un peu brumeuse parfois, ses remparts, ses odeurs sucrées et épicées, ses chants d’oiseaux, ses petites rues fraîches et ténébreuses, et son m’as-tu-vu un peu trop envahissant parfois hélas. On retrouve la Fondation Maeght et cette occasion de se réjouir et de se régaler de cette collection « privée » dont il n’est pas le propriétaire, mais qu’il aime à nous faire partager, je le crois. La bocca della verita, la vérité, « moi, la vérité je parle »; (Lacan) mais surtout « la vérité ne peut que se mi-dire », « elle n’est jamais toute ». Des petits bouts de vérité aussi bien que des petits bouts de réel; c’est ce qu’on a pu apprécier récemment. BHL ainsi nous expose ses passions, ses questions et ses interprétations, à faire converser la philosophie et l’art, les philosophes et les artistes. Belle question. On est bien sûr sous sa coupe; même si on ne sait pas trop comment le choix est fait par rapport aux œuvres et aux salles, qui aurait pu être autre pour chacun sans doute. Il y a beaucoup d’oeuvres, cela demande de s’adapter à chaque pas, à chaque oeuvre, à chaque artiste. Exercice difficile. Le cheminement logique des salles lui est sans doute connu voire familier mais pour nous… Ombres-caverne, puis Véronique-voiles, puis art-passion, puis art-langage, puis art- philo, puis l’inverse, puis miroir, don contre don, enfin « la grande alliance ».
On n’a pas rendez-vous avec un artiste mais avec lui, BHL, sa froideur passionnée. Une belle aventure en tous les cas, cette passion froide.
Immense. Lumineux. Simple et curieux. Ouvert. Interrogeant. Inquiet. Créant.
Eveillé.
La France (si étroite d’esprit en ces temps troubles) perd un Poète. L’humanité toute entière.
Un pour qui l’enthousiasme et la katarsis grecs sont de la langue. Pour qui les corps de désir ne sont pas pornographie mais danse parfois mortelle. Pour qui donner perdre aimer détruire étreindre est la ronde folle du verbe et du corps.
On a vu avec la ManifPourTous (ré)apparaître le discours de la prévalence de Dieu sur les lois de la République, sans retenue, sans gêne (cf. billet infra). On avait déjà pu d’entendre cela de la bouche de NS, vous savez le prêtre au-dessus de l’instituteur.. Si la position de foi est respectable dans son intimité et son lien au divin un par un, si l’Eglise, les Eglises sont acceptées voire bienvenues dans l’espace républicain en tant qu’insitutions qui ont un point de vue, une charge, et une responsabilité morale par rapport à la communauté, on peut à juste titre s’inquiéter, se désoler, voire s’emporter contre un envahissement idéologique manifeste qui ne cache pas sa volonté d’évangélisation ici et là. Ainsi le « bon » pape François, sous couvert d’être du côté des pauvres, exhorte-t-il la jeunesse du monde à ne pas reculer devant la tâche. De même les salafistes optent-ils pour la charité pour mieux exercer la prédication et la conversion. La place qu’occupe ainsi de nos jours la/les religions dans l’espace public des démocraties invite à quelques réflexions plus larges concernant la jeunesse, son devenir, et les perspectives identificatoires offertes en ce début 21ème siècle. Continuer la lecture de De la jeunesse. Quel destin?→