Invalides 19/04: youtu.be/5IsGW-0dxjQ« pays réel » « Taubira tête de rat » « nous sommes la jeunesse de France » « on est chez nous » no comment
— Evah5m (@evah5m) 20 avril 2013
et puis… ça :
© evah5
Invalides 19/04: youtu.be/5IsGW-0dxjQ« pays réel » « Taubira tête de rat » « nous sommes la jeunesse de France » « on est chez nous » no comment
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La « curée »/ Marcela Iacub Un conte cruel
C’est la « curée » contre celle qui se dit nonne..Ça rue de tous les côtés, les juges et avocats, l’épouse, les machos, les féministes, les politiques, les journalistes, les critiques, et même les écrivain(e)s s’en mêlent. Montée au créneau de ma chère C. Angot, que je « suis » et lis depuis belle lurette, la sortie de « L’inceste », l’écouter lire ça, la voir tremblante (et depuis, bien d’autres lectures, d’autres livres). Là aussi ça (se) « ruait ». « Merci de me faire confiance » me disait-elle alors; c’est toujours le cas. J-M Roberts, éditeur, avait osé. Et bien, là encore, il a osé, et c’est tant mieux (il n’est d’ailleurs pas tendre avec « cette gauche qui a choisi le bon côté du flingue » Libé 9/10 mars 2013). V. Despentes s’y met aussi (Le Monde 1er mars 2013). D’ailleurs, à les lire ces deux-là, qui font partie de mon « univers littéraire », on reconnaît pour chacune ses manies préférées. C. Angot est La Vérité de la littérature, elle seule sait l’écriture, c’est sa posture, je ne m’en plains pas, moi qui accorde aux artistes, aux « créants », toute légitimité dans l’illégitimité, toute autorité à subvertir, forcer les lignes et la morale, inventer, fictionner, bref la plus grande des libertés subjectives possibles (ce n’est d’ailleurs pas chose aisée). Alors, cette posture du « non » (« Non non, non, et non », Le Monde 24/25 février 2013) fait-elle entendre ce « non » qui n’aurait pas pu être prononcé? Ce « non » doit s’adresser à l’Autre. Le soutien des réseaux maintenant pour Christine, c’est tant mieux, elle en a pris tellement plein la gueule, mais bon. Elle ne rechigne pas non plus à publier le privé. G. Lefort (« Belle et Bête », les arts de la fable Libé 22 février 2013) en prend aussi pour son grade, supposé ne rien savoir de « La » Psychanalyse (et si c’était un peu vrai que pour certains c’est « une fosse d’aisance »?). V. Despentes fait sa fixette sur le patriarcat, les classes, et s’emmêle dans un contresens absolu sur la position de M. Iacub quant au viol, la place des femmes etc . Quant à son soutien à T. Banon, tant mieux, mais que vient-il faire là? L’une contre l’autre? Rivalité féminine mal placée, Mesdames mes amies écrivantes..(et si en lisant « Une semaine de vacances », on pouvait Jouir aussi du « pourquoi » autant que du « comment »? Quand C. Angot nous « donne à voir », à lire, son amour pour une autre femme, ses ébats avec ses amants, si identifiables dans leur vie privée, pourquoi croit-elle qu’aucun voyeur ne pourrait s’en réjouir?). Pourquoi faudrait-il comparer? Les femmes sont Une par Une.
Car il existe une soeur en littérature, une autre, pour laquelle il semble bien que l’écriture fasse tout autant fonction de bord (je n’ose dire de délivrance, j’entends déjà les cris de CA, bon elle ne va pas me surmoïser plus longtemps, ce serait le comble que ce soit elle le surmoi dans cette affaire, au fond VD est plus drôle, plus j’menfoutiste d’une certaine façon, plus légère- ce n’est pas un vain mot). La question c’est que sans cesse dire, écrire, passe forcément par un rapport entre fiction et Réel; quelle que soit l’expérience traversée (oui c’est une expérience, subjective). Il y a du corps, et la monstration de comment chacune s’y prend avec elle, avec l’autre, pour en tracer quelque chose, les pulsions sont à l’oeuvre : corps froid et Jouissance sans vie chez Angot, découpée comme au microscope, extase, oeil, oreille, chez Iacub (par exemple). Aucune femme ne peut revendiquer être celle qui sait pour toutes (écrire, dire, jouir..).
Marcela Iacub écrit. Elle sait qu’elle l’a cherché, c’est une sainte, elle se prend pour Voltaire, elle se prend à son propre piège sans doute autant, voire plus, qu’au piège de l’autre. Elle le dit et redit. Je l’ai lue dans un souffle, comme un souffle, une rêverie mauvaise, un cauchemard avec des plages « roses », un délire, une métaphore fantastique, une « fable foudroyante » (W. Zarachowicz Télérama 6 mars 2013). Un souffle, comme la lecture de »L’Inceste ». Lire, toucher le fantastique (halluciné?), atteindre la métaphore, payer de soi, de son coeur, de son être… car ce livre en vient à être une fiction, comme chaque essai d’approche de la vérité, d’un bout de la vérité, a « structure de fiction ». Qu’importe au fond quel est l’Homme en question, puisque c’est la partition Homme/cochon qui est en question, l’H. et son cochon partenaire, ou bien plutôt le Cochon et son Humain partenaire. Elle donne sa livre de chair, elle y laisse son oreille, trait de violence signalé (qu’importe la véracité de la Chose?). Marcela Iacub ne manque d’aucune lucidité dans sa tentative folle de mettre en mot sa confusion désirante prise dans l’amour. Il faut sauver le cochon.
Depuis des année elle fouille la question féminine de la Jouissance, des Jouissances, de la pulsion de mort; du consentement, du rapport maître/esclave, de la violence d’Etat, de la dictature; dans ses billets dans Libé, souvent avec un humour froid ou une belle ironie, elle tord les représentations, en prenant beaucoup de risque. (Dernier billet »La plénitude du vide » Libé 9/10 mars 2013). Elle met en acte le jeu des masques, mascara. Elle interroge les « ventres » (très drôle vision futuriste de la reproduction, « La reconnaissance des ventres » Libé 12/13 janvier 2013). C’est une épreuve subjective dont l’alchimie de l’écriture permet la métaphore du cochon (qui mange la merde, et tout est bon). Ne désire-t-elle pas que le cochon écrive, lui qui écrit si bien? Ne veut-elle pas qu’il puisse sublimer sa « cochonnerie »? Ce qui est rendu là est une traversée éblouissante et effrayante à la fois, consentie, jusqu’où, comment?. Ce qui est à l’étude c’est (a contrario des « féministes ortho ») le « elle l’a bien cherché », qu’est-ce que c’est? Jusqu’où la Jouissance, jusqu’où je consens à ma Jouissance, à la Jouissance de l’autre? Bien sûr que tout cela est politique. Marcela Iacub interroge le consentement à la Jouissance, la sienne, celle de l’autre; point de vue juridique; point de vue politique; point de vue inconscient; pas les mêmes plans.
Tous ces « rueurs » l’ont-ils lu? La curée n’est jamais bonne. Je n’aime pas cela, pour qui que ce soit. Faire de l’argent dit quelqu’un, pour l’instant, c’est elle qui paie non, et l’autre qui ramasse? (Ah! oui elle l’a bien cherché!). Ce livre n’est pas à charge, ou alors il l’est surtout contre l’auteure elle-même, dont on perçoit l’immense trouble. Quant au dsk, cela contribue plutôt à l’humaniser…le livre de Iacub n’est ni trash ni porno, on oublie qui est l’H. C’est (seulement) un Homme qui chute (quand il Jouit). Et l’inverse?
Certains de mes lecteurs seront peut-être choqués, agacés, contrariés de mon billet? Je prends mes risques, je les ai toujours pris. Contrairement à ce que l’on laisse entendre, ce livre n’est pas une merde au sens de la souillure trash people Voici. C’est une transformation littéraire et conceptuelle d’une traversée intime, et de la rencontre d’un autre, dont la dualité et une certaine détresse dans la Jouissance vient faire écho à la posture subjective de l’auteure. Il y a, à coup sûr, cette dimension fantastique qui touche du doigt le fantasme, la rêverie, le cauchemar infantile. « Belle et Bête » est pour cela un bon titre et ne désigne pas l’un et l’autre (exclusif) mais l’un et l’autre (inclusif), chacun en prenant sa part. Il faut espérer que la subtilité et la complexité d’une pensée sont encore accessibles aux lecteurs français. Et que les (des) femmes cesseront de se dresser contre cette soi-disant « ennemie ». Bien sûr la notoriété de l’H. en question brouille les pistes, et en même temps est-elle tant que cela nécessaire au récit? Cet H. que l’on pense sans doute blessé lui aussi ne peut se dédouaner de ses responsabilités de sa vie, ni non plus de cette liaison. Ne dit-il pas: « Ma vie a été une terrible erreur »?
La sexualité, la Jouissance, l’amour, le désir, sont agents du lien social. L’écriture, la mise en danger du soi, les traversées sauvages, tout cela participe de notre vie, tout cela est politique. Une société ne se construit pas uniquement sur les rapports marchands du travail, le mieux-être matériel et économique d’un peuple, l’exploitation et le marché est aussi à l’oeuvre là-dedans.
« Comme mon père, un homme mort.. » Marcela Iacub
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On peut critiquer et regretter le fait que les « people » aient bien peu conscience de la pauvreté préoccupante de nombre de leurs concitoyens. Leur réaction n’est pas mieux ou pire que celle de banquiers, industriels, publicitaires, sportifs, intellectuels, et politiques qui vivent dans un « autre monde », dit-on souvent. En cela, ils font corps dans une certaine communauté d’esprit, comme beaucoup d’autres corporations. Mais ce « monde » fait aussi partie de la société française. Qui peut dire qu’il ne ferait pas de même dans la même situation, qui peut se prétendre sans rougir « altruiste »? Qui n’ a pas envie d »avoir » plus, de posséder plus, de garder pour lui, et ses proches éventuellement? Cercle clos, excluant, toujours.
Il est à regretter que l’esprit de solidarité (cf. CNR) ait maintenant disparu; société très individualiste, la France a besoin d’un discours clair et rassembleur. C’est la mission du Politique, qui décide des lois commune à tous, justes et efficaces, comme on nous l’avait promis. Encore faut-il qu’il soit à la hauteur de sa tâche, et d’une certaine façon lui (aussi) exemplaire. Pas si simple.
Depardieu, symbole à son corps défendant, de l’exil fiscal et de l’égoïsme, est pourtant plutôt un des derniers à s’exiler. Sinon, il a crée aussi des emplois, soit dit en passant. Omar Sy, vénéré maintenant par nos compatriotes, vit à Los Angeles me semble-t-il… de même que Dany Boon et d’autres. Je ne parle même pas des sportifs. Quant à Deneuve, femme plutôt discrète, et qui sait s’engager sur des causes « justes », elle a laissé parler sans doute son coeur de l’amitié. Ses propos sur la Révolution et la méconnaissance générale de l’Histoire de France révèlent une peur imaginaire, celle-ci bien partagée quelle que soit la classe sociale. Utilisée aussi comme un mythe, voire un slogan, par certains leaders politiques. Elle ne porte simplement pas alors sur la même catégorie sociale. En miroir.
Bref, ça ne cesse pas : l’autre est dangereux, contre moi, ennemi…Cela qui s’est exprimé douloureusement en 2002, et qui est toujours une mine pour toute pensée et discours totalisant,(et donc excluant), fait signe d’une haine souvent silencieuse, mais dont la trace ancienne est hélas constitutive de notre humanité. Elle se faufile notamment dans les réseaux sociaux où les échanges sont parfois ponctués de ces insultes jouisseuses, et de jugements à l’emporte-pièce. Moindre mal, que ça puisse se dire?
Il appartient à chacun de savoir conduire sa vie pour lui et pour/vers les autres.
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Montauban/Toulouse.
Au jour d’aujourd’hui beaucoup de questions restent non élucidées. Beaucoup le resteront sans doute, d’autres seront sans doute étouffées, pour un temps en tout cas. Questions sur les erreurs de la DCRI, sa « lenteur », son mode d’intervention, sur la présence permanente du ministre de l’intérieur non conforme à la séparation des pouvoirs (Eva Joly, et Fr. Rebsamen: « En tout état de cause, je m’étonne du fait que le président de la République ait demandé à Claude Guéant de piloter l’enquête. C’est du jamais-vu. On se demande même ce que Guéant faisait sur place pendant trois jours. Son rôle est de mettre à disposition de la justice les moyens pour arrêter la personne poursuivie, mais ce n’est pas à lui de donner les ordres.., le procureur n’étant là qu’à après-coup, pour venir expliquer ce qui s’est passé. Or c’est bien lui qui pilote l’enquête! »). Questions sur le déferlement médiatique couvrant l’immobilité de la scène et créant ainsi une jouissance avide de sang, il faut bien le dire, scène médiatique animée de psys en tous genres (ah ce mot fourre-tout qui « nous » catégorise maintenant!), criminologues notamment en mal de story-telling, et bien d’autres. Iront-ils jusqu’à diffuser les vidéos, en rajoutant encore dans l’horreur? Sauront-ils faire preuve de sagesse?
De ce qui fait là évènement, dans le Réel, glaçant, je ne traiterai ici que deux aspects :
*D’abord à partir de ce que j’en sais dans ma pratique clinique. Car des jeunes gens comme Mohamed Merah j’en rencontre parfois dans mon cabinet. J’en ai aussi entendu parler par les éducateurs qui les côtoient. Ils sont certes plus arrimés au symbolique, la parole porte davantage, ils peuvent généralement accepter encore le pacte avec l’autre. Mais pourtant le même sourd désenchantement les habite. La même haine parfois. Haine parfois contre un père abandonnant, contre une famille maltraitante, haine qui se déplace contre l’humanité toute entière, contre tout ce qui bouge. Violence souvent retenue, mais parfois déclenchée, incontrôlable. Echec, l’employeur qui dit non, ou qui promet et qui laisse tomber, l’éducateur qui n’a pas assez de temps au moment où il faudrait, l’ami qui déçoit, le CMPP qui n’a pas de place, la tentation de faire payer à tous sa propre histoire.. Enfin, souvent un cri contre l’injustice, ce sentiment qui n’est pas a priori le seul lot de ces gamins-là, tant l’adolescence est sensible à l’exclusion, dont à la fois elle rêve et qu’elle rejette. Injustice devant les actes des adultes, la discordance entre acte et dire, la « trahison ». Pour la plupart, les appuis identificatoires sont suffisamment étayants. Seulement, là, ça vire à l’extrême.
Certes, ce sont des jeunes gens qui ont eu moins à faire à la justice; ce sont des jeunes gens qui ont eu l’opportunité plus tôt de bénéficier de structures d’accueil à la fois souples et bienveillantes, mais il en faudrait peu parfois pour que ça glisse sur la même pente. Ce sont souvent des jeunes gens qui, en bout de course, rêvent de l’armée, veulent l’armée, pour avoir un cadre, une discipline, pour aider les autres, pour tuer aussi parfois (je reprends là leur propre parole).
Et puis, parfois, en bout de course aussi, il y a la religion, musulmane mais pas seulement, la religion qui comme l’on dit sert de béquille pour le meilleur, mais aussi de métaphore délirante pour le pire. Celle qui vient suturer une question identitaire qui ne trouve pas à se résoudre. C’est bien souvent la question de la construction subjective, mais là, le hic, c’est que ça passe à l’acte, violemment, follement, empruntant pour le coup un discours « terroriste » pour éxécuter plutôt un crime « ordalique », vengeance, mission, épuration. Julien Dray, à son propos, dit à juste titre : »emplissant son vide identitaire par des conceptions pseudo-religieuses et une identification à des combats étrangers ».
Trouver une cause -à-être pour mourir. (Bien d’autres passages à l’acte existent, le suicide par exemple, ou le viol, mais ils font moins de bruit, surtout s’ils ne s’adressent pas au religieux).
Contre cela, contre une pathologie singulière, contre un chemin de vie cabossé, (« chien perdu sans collier »), on ne peut parfois pas grand chose. Cependant, et c’est le devoir de « la gauche » de s’en emparer, on devrait de façon plus collective et plus méthodique mettre l’accent sur : manque de structures d’accueil, prévention pédopsy, maison adolescents, structures de soin et d’éducation avec du personnel formé et rémunéré en conséquence, et bien sûr aussi plan d’attaque primordial par rapport aux banlieues. La jeunesse, puisque l’on veut s’en occuper, on doit le faire vraiment, authentiquement, intelligemment. Trouver un travail, développer l’alternance, certes, mais aussi faire essaimer les lieux de rencontre, de débats, d’échange. Du coup, on doit aussi avoir un discours clair contre toute criminalité prédictive, et ce poison mauvais qui germe quant à la maladie mentale.
Ce jeune homme s’est forgé une conviction délirante qui lui a donné stature identitaire « contre ». Son avocat, Christian Ethelin, dit bien comment le refus de l’armée à été un moment de bascule vers la haine (Le Point). La haine, cela qu’il ne faudrait pas que nous endossions maintenant à son égard, malgré la douleur collective légitime ressentie: il était même question de ne pas lui permettre une sépulture… décente. Au nom de quoi? Chaque mort d’homme est un échec pour la République, pour l’humanité. Il est un fils de France. Va-t-on ne plus enterrer les assassins? Merci à ce père de famille: « Au JT de TF1, le père d’Abel Chennouf, le militaire tué le 15 mars, a présenté ses condoléances à la mère de Mohamed Merah ». Le parisien 22/03)
*Le deuxième volet de ma réflexion, c’est la dérive communautariste française, envahissante, déréglée, dans la République Française. Pas sans lien, au fond, avec le premier, car elle fait fonction de discours.
Julien Dray parle des quartiers, des « pratiques religieuses en dehors des règles républicaines de la laïcité ». D’accord avec lui. Mais alors, là aussi le message doit être clair. On est envahi par les questions religieuses, les déclarations religieuses, les fêtes religieuses.. Peut-on encore exister si l’on ne se nomme pas, si l’on ne se détermine pas, si l’on ne s’identifie pas comme inscrit dans du religieux? La religion est partout, là où elle devrait être dans l’espace privé. (Ironie, « Aux Etats-Unis, les athées sortent du placard« ).
Pourquoi les Elus de la République se déplacent-ils ainsi dans les mosquées, les synagogues, les cathédrales? En endossant les rituels et les contraintes, kippa sur la tête, séparation des hommes et des femmes, etc? Ne doivent-ils pas être les premiers à exiger la séparation franche de l’Etat et de la sphère privée et/ou communautaire ? Pourquoi, lorsque l’on parle d’une personne dans les media, doit-on toujours être informé si il/elle est juif, musulman, (chrétien on ne le mentionne pas, ça doit aller de soi que tous les français de souche sont forcément chrétiens), ou alors sinon rien du tout? Pourquoi confond-on régulièrement origine ethnique, géographique, et appartenance religieuse : juif/ israélien, arabe/ musulman/ maghrébin ? Pourquoi ne mentionne-t-on pas si l’on est catholique, protestant, boudhiste, athée? Le comble bien sûr venant de cette parole du chef de l’Etat (qui ne reprend là qu’une pensée collective) : « »Les amalgames n’ont aucun sens », a déclaré lundi matin sur France Info Nicolas Sarkozy, interrogé sur les tueries de Toulouse et de Montauban. Mais le chef de l’Etat… a poursuivi son discours par… un amalgame. « Je rappelle que deux de nos soldats étaient, comment dire, musulmans, en tout cas d’apparence, puisque l’un était catholique, mais d’apparence comme l’on dit : de la diversité visible », a expliqué Nicolas Sarkozy. Une manière de lier l’apparence physique d’une personne et son appartenance à une religion. ». On voit bien comment la confusion est réelle, venue là du sommet de l’état! On voit bien sourdement poindre sans cesse une question folle de l’origine, question sans réponse, l’Origine Absolue, Vraie. Qui peut dire?
A contrario merci à M. Barnavi qui dénonce « la confusion identitaire » en Israël.
« Parfois, la confusion identitaire prend un aspect presque irréel. Le soir du drame, l’ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, est invité au journal télévisé de la deuxième chaîne israélienne. Le diplomate,… trouve les mots qu’il faut. La présentatrice, visiblement émue, le remercie de sa compassion et de la solidarité qu’il manifeste dans l’épreuve que « nous traversons ». Extraordinaire renversement des situations. Des ressortissants français sont assassinés par un terroriste français sur le sol français, et l’ambassadeur de France offre des paroles de consolation au pays étranger où il sert, lequel les accepte avec gratitude. Il est vrai que les victimes avaient la double nationalité, mais tout de même….Oublieux qu’il n’existe plus de « juifs du silence » et que, dans leur quasi totalité, les juifs sont désormais citoyens d’Etats démocratiques qu’ils peuvent quitter à leur guise.. ».
Ici, en France on voit bien que le discours entretenu notamment avec ces deux communautés, avec leur consentement me semble-t-il, génère une discrimination parfois positive, un épinglage singulier, comme s’ils ne pouvaient pas exister que comme citoyens. Rappelons-nous le crime de Richard Durn, doit-on considérer cet acte comme moins odieux, les victimes moins victimes parce que « seulement » françaises?
Cette enflure identitaire poinçonnée du côté de l’être-religieux est un agent de confusion dangereux, périlleux, qui forge le discours collectif, exaspère les différences, et ne laisse guère place à l’être dans toute autre appartenance . Elle vient à la place de ce qui fait trou pour chacun dans la question de l’origine. L’être, dont on doit savoir que son existence n’est jamais d’une seule identité, ni non plus recouverte pas différentes identités. Laissons de l’air, laissons du champ, laissons-nous être. Rien dans l’être qui ne nous détermine en totalité. Il y a là un discours qu’on le veuille ou non, qui exaspère les tensions (je ne parle même pas de la période récente) qui nous traversent bien sûr, qui résonnent en chacun de nous, un discours pousse-au-crime, pousse-à-la-haine. Suis-je trop exigente de penser que la responsabilité politique implique d’être vigilant à ne pas mélanger les champs, les registres, les fonctions, les lieux pour tous avec les lieux du un-par-un?
Etre, cela qui est la question difficile pour chacun de nous et plus encore dans la traversée adolescente, la structuration subjective.
« Il y aura, si rien n’est fait, des gestes de désespoir radical, des actes de nihilisme sans pareil qui laisseront les pouvoirs publics sans ressources et sans voix… Il y a urgence, j’ai la ferme volonté d’empoigner ce problème à bras le corps, j’en ai la ferme volonté, je l’ai là, chevillée au corps parce que je sais au fond de moi, en tant que mère, que je veux pour tous les enfants qui naissent et qui grandissent en France ce que j’ai voulu pour mes propres enfants. » Ségolène Royal, discours de Villepinte, le 11 février 2007. Oui, il y a eu là sans doute un « désespoir radical » qui nous apparaît dans sa froideur « monstrueuse » bien sûr. A charge pour chacun et pour tous, de sa place, de faire exister les frontières et de faire barrage autant que faire se peut à toute jouissance mortifère, voire mortelle.
Surtout, ne maltraitons pas nos enfants, tous nos enfants.
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Stop à la confusion, le déferlement de haine et d’ignorance, la manipulation et la transgression. Ce qui arrive là n’est pas tout à fait nouveau. Les tentatives de destruction et de dénigrement des pratiques psychanalytiques et leur savoir-faire clinique ont depuis longtemps fait leur sombre propagande. Là, elles en remettent un coup, virulent. Profitant du désarroi légitime des parents et de leur implication très forte auprès de leurs enfants, bien légitime aussi, même si parfois un peu plus de distance permet des effets plus pacificateurs (comme pour toute difficulté les plus proches ne peuvent pas toujours être les mieux placés pour aider.. aïe je sens que là déjà j’en dis trop.. ), bref profitant de ce désarroi, surfant sur évaluation, discours scientiste, rentabilité, efficacité, mirages en tous genres, pour contrevenir au mal-être et dénier toute dimension psychique et singulière pour chacun de nous, humaniste a minima plutôt que mécaniste, voilà donc que ces associations outrepassent allègrement leur pouvoir et leur savoir, si mince! Mieux, voilà que l’Etat, et une Instance Publique, la Haute Autorité de Santé (HAS), projettent de se proclamer légitime pour décider quelle thérapeutique est à autoriser ou à interdire. Sortant là effrontément de leur rôle. Psychanalystes, délinquants peut-être? L’attaque est rude et sévère, exorbitante. C’est un plan très concerté, le même qui tente de faire sortir la psychanalyse des enseignements universitaires, le même qui veut fabriquer des psychothérapeutes au rabais.
../ »- L’enjeu, quel est-il ? C’est de savoir où iront les fonds publics. Extrêmement minoritaires, les techniciens du conditionnement comportementaliste voudraient bénéficier désormais d’un soutien exclusif de l’Etat. À cette fin, ils ont excité des parents d’autistes, et manipulé leur souffrance, sans nul doute authentique, pour la transformer en force de frappe anti-psychanalyse et anti-psychiatrie. Ces associations aux maigres effectifs se sont coalisées, et se sont livrées à un lobbying prolongé. »/.. (note de synthèse d’un Haut-Fonctionnaire à l’intention de sa hiérachie)
../ »Si la HAS suit les recommandations extrêmes inspirées par « Vaincre l’autisme » et ses experts, cela revient à créer ex-nihilo une bureaucratie médico-sociale pouvant prendre en charge 800.000 personnes et 8.000 enfants chaque année. Nous retrouvons là le type d’utopie inspirée au gouvernement britannique, par les mêmes secteurs scientistes, d’un vaste réseau de centres de psychothérapie comportementale brèves pour lutter contre la dépression et le chômage. Cette vaste usine à gaz a eu du mal à dépasser les Centres expérimentaux. Le changement de gouvernement a mis un terme à ce déploiement et l’on attend la publication des résultats »/..E. Laurent La fin du règne de la HAS.
Une association notamment se démène « Vaincre l’autisme », tel est son nom. « Vaincre l’autisme », quelle curieuse conception, illusoire, rabattue sur le médical, ou sur la guerre .. Vaincre le cancer, vaincre le sida, la pauvreté peut-être même, mais là ne devrait-on pas d’abord et avant tout mettre en avant les autistes eux-mêmes, sujets qui pour être « affectés » d’une certaine pathologie de structure n’en sont pas moins sujets; « vaincre l’autisme », pour faire croire que cela peut disparaître?
Pour ma part, je ne reprendrai pas ici les questions autour de la génétique, ni non plus les insuffisances criantes de lieux d’accueil et de soins pour ces enfants, je dirai ceci:
J’ai été auprès d’enfants et adolescents autistes en pédopsy pendant plusieurs années. Je n’ai pas hésité à y proposer ateliers peinture, journal, comptines, promenades, pour créer un espace de rencontre, et ne me suis pas contentée d’être dans un bureau à « pratiquer des cures ». Qui peut croire cela, qui peut honnêtement faire croire cela, que les psychanalystes qui s’occupent d’autistes pratiquent ainsi la psychanalyse ? Notre équipe était, comme beaucoup d’équipes, dans l’humilité de savoir la plus sérieuse qui soit, attentive à leur souffrance, leur « inadaptation » dit-on maintenant, mais aussi, quand cela était le cas, à leur demande, leur éveil, leur joie. J’ai reçu les parents, seuls ou en couples, en consultations suivies. J’ai donc su combien parfois l’angoisse parentale et l’histoire de la naissance n’étaient pas, bien sûr, sans lien avec l’état de l’enfant. Disant cela je n’accuse personne et bien sûr pas les mères. Ceci étant d’ailleurs plutôt un mythe qu’autre chose. J’ai vu des parents hostiles, avides de vouloir tout savoir de ce que leur enfant « faisait » dans la journée (ceux qui ne parlent pas); méfiants, habités par une certaine détestation de l’autre, sous couvert d’une posture sacrificielle et souffrante. Mécanisme de défense subjective qui ne leur est pas propre, même s’il peut là être exacerbé. J’ai aussi rencontré des parents qui, à mes côtés, essayaient une élaboration, un point de vue, une question, un pas vers l’acceptation de cet enfant issu d’eux, différent, énigmatique, et il faut bien le dire souvent très, très, perturbant. Le pacte thérapeutique alors scellé dans le non-savoir partagé permettait parfois un bougé, un mot, un éveil, un déplacement, par rapport à l’envahissement souffrant que vivent ces enfants. (Le non-savoir n’est pas l’ignorance, il est plutôt une position subjective singulière issue et déchiffrée au cours d’une analyse, nous mettant à l’épreuve de nos positions imaginaires, et de nos certitudes moïques, il n’est pas l’ignorance et ne peut faire l’impasse sur une solide élaboration théorique).
On mélange des pathologies complexes; ces derniers temps, tout le monde était schizophrène, maintenant tout le monde est autiste; et demain? Absence de rigueur du diagnostic, absence d’humilité, absence de consentement au non-savoir, le matraquage idéologique qui met en avant les méthodes comportementales est hélas très productif. Quand on lit les commentaires sur les sites en ligne, on ne peut que constater majoritairement un aveuglement et une haine contre la psychanalyse, révélant là ce qui ne va pas dans le dire et dans le fantasme: un Autre méchant, trompeur, dangereux, responsable de tous les maux, un Autre qui ne promet pas le bonheur, qui ne berce pas d’illusions, mais qui dit que nous sommes tous et chacun soumis à l’arbitraire de la castration. Qu’il existe de l’Autre, infranchissable, parfois « irréparable », un arbitraire, un impossible, et que nous devons faire à notre mesure.
Sans doute insoutenable face aux « promesses » comportementalistes. Les méthodes comportementalistes ne sont pas, loin de là, le sauveur suprême; celles-ci sont des méthodes éducatives; elles sont parfois adéquates, parfois trop violentes, pour un sujet en défaut spéculaire, sans accès symbolique (précisons qu’il y a plusieurs autismes et que c’est maintenant la nouvelle lubie d’en voir partout, ce qui était le cas avant de la schizophrénie).Elles sont en tout cas des techniques d’éducation, et comme toutes méthodes éducatives, elles comportent une part de dressage; parfois il est soft et adapté au cas par cas et pas sans la parole, parfois il est mécanique et s’applique aveuglément de façon objectale. Il ne peut exclure la dimension thérapeutique, cure par la parole quand c’est possible, inventive, et toujours comptant l’autre comme sujet. Là où on invente, on bricole, on apprivoise, on suscite un peu de vie, un par un, à chaque fois.
De façon plus large mais étroitement liée : « La folie n’est concevable qu’irréductiblement liée à la condition humaine. » (collectif des 39 contre la nuit sécuritaire) + Guy Baillon Le pouvoir, la psychanalyse, la psychiatrie, et le désir « d’interdire » + E. Laurent »Critique de la HAS : une politique anti-ABA pour l’autisme ». Lire aussi ce convaincant témoignage d’une mère d’enfants autistes : J. Berger Sortir de l’autisme Buchet-Chastel 2007 et B. Jordan biologiste moléculaire, Autisme, le gène introuvable, de la science au business Seuil 2012.
Alors prenons garde, aujourd’hui l’autisme et demain tout le reste..
©evah5
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Ségolène Royal doit-elle porter plainte contre ce « magazine » qui l’annonce comme « la première tête à claques de l’année »? Ou bien ne devrait-elle pas plutôt en rire, s’en moquer ? Je ne sais.
Certes ce classement, qui a déjà eu lieu l’année dernière, est d’une violence assez notoire; violence ou bien stupidité? Sondage idiot aussi bien. Madame Royal est donc la personnalité que les français « désignent » comme « la plus agaçante ». Comme première place on pourrait rêver mieux bien sûr. Nous sommes d’ailleurs un certain nombre à avoir rêvé mieux, et à l’avoir dit. (17 millions tout de même!).
Agaçante, dérangeante, elle-même disait qu’elle n’était pas formatée comme les autres; l’indomptable;l’affranchie, la femme debout. Impudente, effrontée; tout cela a été dit d’elle. Toujours à l’excès, dans l’amour mais aussi dans la haine, c’est aussi cela qu’elle récolte. Est-ce productif de monter au créneau comme elle le fait? Je le comprends, je ne suis pas certaine cependant qu’une fois encore le message ne demeure plutôt incompris. Elle doit prendre acte de ce qui là surgit. Trouver une autre image est sans aucun doute incontournable, puisque la politique, définitivement, ne peut se passer d’image (comme nous tous, pris aux rêts du virtuel, qui, loin d’enrichir comme support imaginaire, frôle plutôt dangereusement avec les zones de folie, d’obscénité, et de violence). Car c’est bien encore une fois de la violence qui surgit là, et non du verbe! Un signifiant tout seul, « agacer », « tête à claques », méticuleusement choisi par des officines faiseuses d’opinion qui surfent sur un désarroi collectif, habilement entretenu/fabriqué dans le discours politique, désarroi collectif dont la défense et la parade est le penser-pour -soi, contre l’autre, ne nous y trompons pas. poursuivre la lecture…
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A voir absolument le documentaire sur l’Unité des Crimes Sexuels (France 3 21 septembre 2011). A voir et écouter attentivement, à la fin du documentaire, Lisa Friel, qui a exercé 28 ans au bureau du procureur, et qui a dirigé cette unité pendant 10 ans (et travaillé là pendant 25 ans). Comment on voit qu’une prostituée peut avoir gain de cause dans une affaire de viol.
Comment on apprend les raisons d’une présentation si rapide de N. Diallo devant le grand jury (notorioté du suspect, nationalité française etc..). Comment on peut remettre les pendules à l’heure par rapport aux versions strauss-kahniennes. Comment confirmation est donnée des différentes versions de N. Diallo (big lies) mais jamais concernant l’acte lui-même. poursuivre la lecture…
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« Rafah Nached, a été arrêtée le samedi 10 Septembre à 1 heure 30 du matin (heure de Damas) à l’aéroport de Damas. Elle devait embarquer sur le vol d’Air France en direction de Paris afin d’être présente à l’accouchement de sa fille. Une fois passée la sécurité Rafah a été arrêtée par les services de renseignements. Elle a tout juste pu appeler ses proches pour prévenir de son arrestation, depuis aucune nouvelle n a été donnée d’elle. Malgré les demandes incessantes, les services de l’aéroport refusent de communiquer la moindre information. Elle souffre de problèmes cardiaques et doit prendre ses médicaments régulièrement.
Rafah Nached, âgée de 66 ans, a fait son cursus de psychologie clinique à l’UFR de Sciences Humaines cliniques, elle est diplômée en Psychologie clinique de l’Université Paris Diderot.
Première femme psychanalyste à exercer en Syrie, Rafah a publié une étude historique de la psychanalyse en Syrie dans le numéro de la revue Topique consacré à la psychanalyse au Maghreb et au Machrek. Elle a récemment fondé l’Ecole de Psychanalyse à Damas en collaboration avec des psychanalystes français.
Le choc est d’autant plus violent que nul ne comprend les raisons de cette interpellation. Son engagement professionnel a toujours été de nature scientifique et humanitaire. Elle avait pris l’initiative avec la communauté jésuite de Damas d’organiser des réunions entre citoyens syriens de toutes obédiences afin de leur offrir un espace ouvert et multiconfessionnel au sein duquel verbaliser leurs angoisses et leurs peurs dans le climat de violence qui ravage actuellement le pays.
Rafah compte de nombreux amis dans la communauté psychanalytique en France avec lesquels elle entretient des liens de travail importants et réguliers.
Nous demandons que tout soit fait en vue de sa libération immédiate. » communiqué de l’AIHP
Pour signer les pétitions là et là contact: rafah.navarin@gmail.com
Madame, je pense à vous. Et à toutes celles et ceux qui souffrent, et meurent, de l’imbécilité des dictatures, politiques et religieuses. De tous les pouvoirs qui ne tiennent qu’à leur pouvoir et leurs certitudes inébranlables.
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Le procureur Cyrus Vance a abandonné les poursuites contre M. Strauss-Kahn considérant que le défaut de crédibilité de la plaignante ne permettait pas de risquer un procès. »Si nous ne ne sommes pas capables de la croire insoupçonnable, nous ne pouvons pas demander à un jury de le faire. » C’est donc uniquement pour cette raison, (on l’espère!) que l’accusé bénéficie d’un non-lieu (ce qui n’est pas d’ailleurs le premier de sa vie). Il n’est en rien innocenté! (On n’ose envisager que le procureur ait pu ou dû se plier aux pressions et contraintes multiples).
Quand on lit le rapport du procureur, on est cependant troublée par un argumentaire qui fait bien peu de cas des états forcément perturbés de la plaignante, pouvant bien sûr, si l’on instruisait autant à décharge qu’à charge, éclairer la confusion des versions diférentes qu’elle donne de ce qui se passe autour de l’acte, aussi bien que de son arrivée aux USA.On peut aussi y lire : » La relative brièveté de la rencontre entre l’accusé et la plaignante a d’abord suggéré que l’acte sexuel n’était probablement pas consentant. »
Invention, mensonge, tromperie, duperie, cinéma, on retrouve là toujours les mêmes présupposés lorsque l’on aborde la question du viol (suposé bien sûr). Pas un mot sur les différents mensonges de l’accusé, sur sa vie, ses comportements. Rien. Pas même besoin de dire. Et peut-être même ne surtout pas dire, si l’on en croit ses avocats.
La femme, elle, doit être insoupçonnable. (voir infra »Le corps meurtri »). poursuivre la lecture…
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Quand une femme est victime de viol ou d’agression sexuelle elle peut réagir de bien des façons différentes. Je voudrais apporter ici quelques éclairages à propos de ce dont j’ai pu quelques fois être le témoin dans mon cabinet, tant les commentaires ici et là, notamment en ce qui concerne Nafissatou Diallo et Tristane Banon, (et à cette occasion sans préjuger de la véracité de leur agression et sans gommer leurs différences), me semblent souvent inconvenants et ignorants. Les femmes dont j’ai témoignage sont souvent jeunes, soumises à la jouissance répétée d’un proche, père, frère, beau-père, père adoptif, mais aussi parfois, comme dit le droit, personne ayant autorité. D’autres ont eu à vivre ce traumatisme au cours de leur vie, dans une mauvaise rencontre. Bien sûr ce n’est pas tout à fait la même problématique, mais nous abordons ici la question de l’éprouvé et du dommage subi. Comment face au réel traumatique, se tenir debout. poursuivre la lecture…
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