le blog d'Evah5

l'air du temps qui passe


« Cette belle idée du courage », c’est aussi la sienne, et aussi la vérité, l’audace, l’invention, et la liberté de la parole et de l’action.


Ségolène Royal par franceinter

 


Ségolène Royal – 8h40 par franceinter

Et aussi Le Monde :

« une restructuration du ministère de l’économie et des finances est nécessaire. »

« ..chantier démocratique. mutation écologique. économie sociale et solidaire.. »

« .. insuffler  de la confiance. monter en puissance. exprimer une stratégie globale, et des priorités. donner des perspectives.. »

« Regardons l’avenir et réussissons les cent premiers jours de la deuxième année ! » etc…

 

 

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La « curée »/ Marcela Iacub Un conte cruel

C’est la « curée » contre celle qui se dit nonne..Ça rue de tous les côtés, les juges et avocats, l’épouse, les machos, les féministes, les politiques, les journalistes, les critiques, et  même les écrivain(e)s s’en mêlent.  Montée au créneau de ma chère C. Angot, que je « suis » et lis depuis belle lurette,  la sortie de « L’inceste », l’écouter lire ça, la voir tremblante (et depuis, bien d’autres lectures, d’autres livres). Là aussi ça (se) « ruait ». « Merci de me faire confiance » me disait-elle alors; c’est toujours le cas. J-M Roberts, éditeur, avait osé. Et bien, là encore, il a osé, et c’est tant mieux (il n’est d’ailleurs pas tendre avec « cette gauche qui a choisi le bon côté du flingue » Libé 9/10 mars 2013). V. Despentes s’y met aussi (Le Monde 1er mars 2013). D’ailleurs, à les lire ces deux-là, qui font partie de mon « univers littéraire », on reconnaît pour chacune ses manies préférées. C. Angot est La Vérité de la littérature, elle seule sait l’écriture, c’est sa posture, je ne m’en plains pas, moi qui accorde aux artistes, aux « créants », toute légitimité dans l’illégitimité, toute autorité à subvertir, forcer les lignes et la morale, inventer, fictionner, bref la plus grande des libertés subjectives possibles (ce n’est d’ailleurs pas chose aisée). Alors, cette posture du « non » (« Non non, non, et non », Le Monde 24/25 février 2013) fait-elle entendre ce « non » qui n’aurait pas pu être prononcé? Ce « non » doit s’adresser à l’Autre. Le soutien des réseaux maintenant pour Christine, c’est tant mieux, elle en a pris tellement plein la gueule, mais bon. Elle ne rechigne pas non plus à publier le privé. G. Lefort (« Belle et Bête », les arts de la fable Libé 22 février 2013) en prend aussi pour son grade, supposé ne rien savoir de « La » Psychanalyse (et si c’était un peu vrai que pour certains c’est « une fosse d’aisance »?). V. Despentes fait sa fixette sur le patriarcat, les classes, et s’emmêle dans un contresens absolu sur la position de M. Iacub quant au viol, la place des femmes etc . Quant à son soutien à T. Banon, tant mieux, mais que vient-il faire là? L’une contre l’autre? Rivalité féminine mal placée, Mesdames mes amies écrivantes..(et si en lisant « Une semaine de vacances », on pouvait Jouir aussi du « pourquoi » autant que du « comment »? Quand C. Angot nous « donne à voir », à  lire, son amour pour une autre femme, ses ébats avec ses amants, si identifiables dans leur vie privée, pourquoi croit-elle qu’aucun voyeur ne pourrait s’en réjouir?). Pourquoi faudrait-il comparer? Les femmes sont Une par Une.

Car il existe une soeur en littérature, une autre, pour laquelle il  semble bien que l’écriture fasse tout autant fonction de bord (je n’ose dire de délivrance, j’entends déjà les cris de CA, bon elle ne va pas me surmoïser plus longtemps, ce serait le comble que ce soit elle le surmoi dans cette affaire, au fond VD est plus drôle, plus j’menfoutiste d’une certaine façon, plus légère- ce n’est pas un vain mot). La question c’est que sans cesse dire, écrire, passe forcément par un rapport entre fiction et Réel; quelle que soit l’expérience traversée (oui c’est une expérience, subjective). Il y a du corps, et la monstration de  comment chacune s’y prend avec elle, avec l’autre, pour en tracer quelque chose, les pulsions sont à l’oeuvre : corps froid et Jouissance sans vie chez Angot, découpée comme au microscope, extase, oeil, oreille, chez Iacub (par exemple). Aucune femme ne peut revendiquer être celle qui sait pour toutes (écrire, dire, jouir..).

Marcela Iacub écrit. Elle sait qu’elle l’a cherché, c’est une sainte, elle se prend pour Voltaire, elle se prend à son propre piège sans doute autant, voire plus, qu’au piège de l’autre. Elle le dit et redit. Je l’ai lue dans un souffle, comme un souffle, une rêverie mauvaise, un cauchemard avec des plages « roses », un délire, une métaphore fantastique, une « fable foudroyante » (W. Zarachowicz Télérama 6 mars 2013). Un souffle, comme la lecture de   »L’Inceste ». Lire, toucher le fantastique (halluciné?), atteindre la métaphore, payer de soi, de son coeur, de son être… car ce livre en vient à être une fiction, comme chaque essai d’approche de la vérité, d’un bout de la vérité, a « structure de fiction ». Qu’importe au fond quel est l’Homme en question, puisque c’est la partition Homme/cochon qui est en question, l’H. et son cochon partenaire, ou bien plutôt le Cochon et son Humain partenaire. Elle donne sa livre de chair, elle y laisse son oreille, trait de violence signalé (qu’importe la véracité de la Chose?). Marcela Iacub ne manque d’aucune lucidité dans sa tentative folle de mettre en mot sa confusion désirante prise dans l’amour. Il faut sauver le cochon.

Depuis des année elle fouille la question féminine de la Jouissance, des Jouissances, de la pulsion de mort; du consentement, du rapport maître/esclave, de la violence d’Etat, de la dictature; dans ses billets dans Libé, souvent avec un humour froid ou une belle ironie, elle tord les représentations, en prenant beaucoup de risque.  (Dernier billet   »La plénitude du vide » Libé 9/10 mars 2013). Elle met en acte le jeu des masques, mascara. Elle interroge les « ventres » (très drôle vision futuriste de la reproduction, « La reconnaissance des ventres  » Libé 12/13 janvier 2013). C’est une épreuve subjective  dont l’alchimie de l’écriture permet la métaphore du cochon (qui mange la merde, et tout est bon). Ne désire-t-elle pas que le cochon écrive, lui qui écrit si bien? Ne veut-elle pas qu’il puisse sublimer sa « cochonnerie »? Ce qui est rendu là est une traversée éblouissante et effrayante à la fois, consentie, jusqu’où, comment?. Ce qui est à l’étude c’est (a contrario des « féministes ortho ») le « elle l’a bien cherché », qu’est-ce que c’est? Jusqu’où la Jouissance, jusqu’où je consens à ma Jouissance,  à la Jouissance de l’autre? Bien sûr que tout cela est politique.  Marcela Iacub interroge le consentement à la Jouissance, la sienne, celle de l’autre; point de vue juridique; point de vue politique; point de vue inconscient; pas les mêmes plans.

Tous ces « rueurs » l’ont-ils lu? La curée n’est jamais bonne. Je n’aime pas cela, pour qui que ce soit. Faire de l’argent dit quelqu’un, pour l’instant, c’est elle qui paie non, et l’autre qui ramasse? (Ah! oui elle l’a bien cherché!). Ce livre n’est pas à charge, ou alors il l’est surtout contre l’auteure elle-même, dont on perçoit l’immense trouble. Quant au dsk, cela contribue plutôt à l’humaniser…le livre de Iacub n’est ni trash ni porno, on oublie qui est l’H. C’est (seulement) un Homme qui chute (quand il Jouit). Et l’inverse?

Certains de mes lecteurs seront peut-être choqués, agacés, contrariés de mon billet? Je prends mes risques, je les ai toujours pris. Contrairement à ce que l’on laisse entendre, ce livre n’est pas une merde au sens de la souillure trash people Voici. C’est une transformation littéraire et conceptuelle d’une traversée intime, et de la rencontre d’un autre, dont la dualité et une certaine détresse dans la Jouissance vient faire écho à la posture subjective de l’auteure. Il y a, à coup sûr, cette dimension fantastique qui touche du doigt le fantasme, la rêverie, le cauchemar infantile. « Belle et Bête » est pour cela un bon titre et ne désigne pas l’un et l’autre (exclusif) mais l’un et l’autre  (inclusif), chacun en prenant sa part. Il faut espérer que la subtilité et la complexité d’une pensée sont encore accessibles aux lecteurs français. Et que les (des) femmes cesseront de se dresser contre cette soi-disant « ennemie ». Bien sûr la notoriété de l’H. en question brouille les pistes, et en même temps est-elle tant que cela nécessaire au récit? Cet H. que l’on pense sans doute blessé lui aussi ne peut se dédouaner de ses responsabilités de sa vie, ni non plus de cette liaison. Ne dit-il pas: « Ma vie a été une terrible erreur »?

La sexualité, la Jouissance, l’amour, le désir, sont agents du lien social. L’écriture, la mise en danger du soi, les traversées sauvages, tout cela participe de notre vie, tout cela est politique. Une société ne se construit pas uniquement sur les rapports marchands du travail, le mieux-être matériel et économique d’un peuple, l’exploitation et le marché est aussi à l’oeuvre là-dedans.

« Comme mon père, un homme mort.. » Marcela Iacub

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In memoriam

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with milton green

« I’m happy to be back »

© Lawrence Schiller Marylin Monroe Photos

© Lawrence Schiller Marilyn Monroe Photos

 

Seuls quelques fragments de nous
toucheront un jour des  fragments d’autrui -
La vérité de quelqu’un n’est
en réalité que ça – la vérité de quelqu’un.
On peut seulement partager
le fragment acceptable pour le savoir de l’autre
ainsi on est
presque toujours seuls.
Comme c’est aussi le cas
de toute évidence dans la nature – au mieux peut-être
notre entendement pourrait-il découvrir
la solitude d’un autre.  (45)

I© Photo Bert Stern Marylin Monroe

I© Photo Bert Stern Marilyn Monroe

Ô silence
ton calme me fait mal à la tête – et
transperce mes oreilles
cogne ma tête avec le calme
des sons insupportables/ continus -
sur l’écran du noir absolu
se forment/ réapparaissent des ombres de monstres
mes plus loyaux compagnons -
mon sang palpite sans répit
dévie sa route dans une autre direction
et le monde est en train de dormir
ah, paix je te veux – même si tu es
un monstre de paix. (135)

 

For life
It is rather a determination not to be overwhelmed
For work
The truth can only be recalled, never invented (183)

Marilyn Monroe FRAGMENTS (poèmes non datés) Paris, Seuil, octobre 2010

 

« La jeune femme blonde s’est d’abord recroquevillée sous nos regards. Elle s’est accroupie, les bras autour des genoux…. Elle s’est accroupie dans un coin, les yeux fixés sur un horizon invisible. Elle s’est avancée en traînant les pieds, gauchement. elle s’est relevée lentement, comme un rayon de lumière. Elle a tendu les bras et s’est tenue sur la pointe des pieds jusqu’à se mettre à trembler. Puis  elle s’est déplacée peu à peu dans la pièce, le regard fixé sur un horizon invisible. Elle s’est mise à danser, sans un bruit. Comme en transe, elle tournait sur elle-même, des girations lentes, douloureuses. Elle a enlevé sa chemise sans savoir ce qu’elle faisait. Elle a croisé les bras sur ses seins nus oscillants. Envoûtée, elle s’est pelotonnée par terre comme un enfant et s’est immédiatement endormie, ou a fait semblant…. Une minute encore, et le professeur s’est agenouillé à côté d’elle, inquiet, et a prononcé le nom qu’elle nous avait donné : « Norma Jeane? »..

.. Une âme pure. C’était beau et ça n’avait pas de nom. »

J.C. Oates Blonde  Paris, Stock, 2000, pp. 585-586

 

« Infortunately, this is one night that she did’nt come back for the darkness »

Lawrence Schiller

 

http://www.taschen.com/pages/fr/community/video/37363.marilyn_me.htm

http://www.taschen.com/pages/fr/community/video/37363.marilyn_me.htm © Lawrence Schiller Marilyn Monroe

« Let her be who she was; let’s remenber her as she was. » L. Schiller

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Pour en finir avec un certain tweet.

A propos du manque d’élégance  d’une journaliste « politique » salariée de Paris Match (« le poids des mots le choc des photos ») qui vient d’acquérir un statut assez particulier, dont à la fois elle se défend mais en même temps dont elle se sert avec excès (et succès?). Pour dire haut et fort que, à mon sens, cette femme n’a hélas guère le sens de l’Etat, et que sa posture soi-disant  » transgressive » n’a rien d’honorable et n’a rien à voir avec la liberté d’une femme. Bien au contraire, l’aliénation à sa passion, destructrice pour les autres, et sans doute pour elle-même, indique combien elle est en proie sans doute à des pulsions irrépressibles, comme nous le sommes tous à un moment ou un autre. « Si la finalité de la femme libre est de pouvoir crier sur les toits, c’est une vision un peu courte de sa liberté d’expression » comme le dit joliment G. Fraisse (Le Monde 22 juin).

Quant à son engagement auprès des Media Lagardère et Bolloré, n’y a-t-il pas là tout de même un sérieux conflit d’intérêt? « Je ne trouve pas « normal » que Valérie Trierweiler demeure journaliste pendant le mandat de François Hollande, avec la complicité d’un magazine à grand tirage tel que « Paris-Match. » Je trouve même cela inacceptable », peut-on lire dans Le Soir. S’il y a une limite à mettre c’est bien là. Pour ses émotions personnelles cela reste son affaire. La culture Paris Match qui a, bien évidemment, entière liberté d’existence et d’expression, est-elle compatible avec le voisinage immédiat et intime du Président? Il y a, me semble-t-il, nuisance envers la fonction symbolique du Président. Ce n’est pas là être sexiste, si c’était dans l’autre sens cela serait pareil. Une limite claire doit être mise qui délimite les champs et les prises de parole. Ailleurs il semble que l’on sache faire avec cela: M. »Merkel« ,   »le professeur Sauer ne gazouille pas ».

 » VT a le droit de refuser le statut de « femme de » en restant journaliste et en conservant sa liberté de parole mais à une condition elle doit renoncer à son statut public de première dame » dit Fr. De Singly (Le Monde  22 juin p. 20). Est-ce suffisant cependant? Je ne le crois pas. La mise en scène publiquement répétée de son amour exclusif, « Embrasse-moi sur la bouche » là, devant toutes les caméras du monde,   »La vie en rose » là, devant les gens à Tulle, pour son plaisir, son bonheur à elle, privé, cela n’est pas digne d’une première dame, que de fait elle est, au moins à ces moments-là, en représentation. Ou alors elle ne doit pas paraître. Car ces comportements ne font qu’indiquer, quoi qu’elle en dise, cette revendication récurrente, cette  monstration de pouvoir : il est à moi! Que dire d’un album de photos dont les légendes nous  convient jusque dans la chambre, jusqu’à la couche. Tout cela qui devrait rester privé, intime!

Et puis, il y a cette autre mise en scène, médiatique, celle-ci, ménage à trois, vaudeville, couvertures de magazines…Lecture inexacte des enjeux, des responsabilités, des implications. Non ce n’est pas « une guerre des miss », même sur le mode de l’humour! Mélange perfidement entretenu par les media, comme toujours quand cela concerne aussi Ségolène Royal, mélange des registres public et privé, acoquinant Royal avec la jouissance excessive de VT, donnant l’image d’une enfant gâtée sans éthique, là où « l’intime doit rester dans l’ombre » (G. Fraisse Le Monde ibid). Postures, places, fonctions, tout cela est  incomparable.  En effet, « le couple Royal-Hollande a incarné l’égalité des sexes  à tous points de vue, de la réussite scolaire à la conjugalité libre jusqu’à la plus haute rivalité politique » (Fraisse ibid). Intolérable de mettre sur le même plan ces deux femmes, l’une politique de haut niveau sert la France, même si, bien sûr elle n’est pas à l’abri d’imperfections, de défauts, de ratages, d’excès. L’autre se sert, pour elle-même point barre. « L’une exerce sur le terrain de la chose publique, guerroie avec les armes virulentes que disputent les hommes aux femmes,.. elle se les arroge sans leur  permission », « l’autre sur le terrain de la chose sentimentale… ne tire sa légitimité que d’avoir ravi un coeur » (Anne-Marie-Garat Le Monde ibid). Si dans l’intime de chacune et de chacun se joue une partie souvent cruelle entre désir et passion, envie et jouissance, amour et haine, cela n’appartient à personne d’en faire une relecture publique. On ne peut hélas que constater quelle est celle qui a mis tout cela sur le devant de la scène, sans réserve.

Car il y a ce tweet et son effet effractif dans tous les registres. Digne d’une Madame Veto. La révélation d’un caprice irraisonné. L’intrusion dans une campagne politique dont elle devait rester éloignée. Aucun  service rendu à une cause collective quelle qu’elle soit, bien au contraire. Pour Eric Fassin par exemple   »la victoire d’O. Falorni est une défaite de la parité. Le Tweet  de VT  a légitimé l’engagement désintéressé d’un homme de gauche au soutien actif de la droite. »( Le Monde ibid). Les effets à plus long terme sur une certaine considération par rapport au Président ne sont pas moindres.

Ségolène Royal elle, est subversive, politiquement subversive. On l’aime (ou bien sûr on la déteste) comme cela, dérangeante, subversive,  autant que constructive. De tout cela, de ses audaces, de ses anticipations,  elle en paie le prix, toujours. Pas victime, non. Visée, blessée, atteinte bien sûr. Mais convaincue, dépassée, élevant le niveau d’un cran. Souvenez-vous « l’Effrontée » en Une du Monde campagne 2007? Qui pourrait se passer d’elle? La révolution idéologique et politique qu’elle met en oeuvre à long terme déjouera les embûches. Ce n’est sans doute pas pour rien que ce mot, « bravitude », lui est venu là-bas sur La Muraille de Chine. Une grande force, une grande obstination. Une détermination.

Au bout de cela, et après toutes ces années de chausse-trappe, il y a enfin une reconnaissance quasi unanime de ses « camarades « , sincère ou pas, elle existe et s’exprime en tous les cas. La nomination de tous ses soutiens fidèles dans les charges de l’Etat. Un « aveu », enfin, de toutes les embûches et les résistances à son existence et à sa réussite politiques: Jean-Claude-Peyrolle parle d’une   »tentative de meurtre politique » advenue pendant ces élections… »Celle qui, lors de la campagne électorale de 2007, avait réussi à faire bouger les lignes entre la droite et la gauche sur un certain nombre de problèmes de société a été également éliminée de la cohorte de députés socialistes qui va entrer au Palais Bourbon ».

« Ma détermination reste intacte« , dit-elle. « Il ne faut jamais se laisser abattre par les trahisons et par les méchancetés. » « Il faut être capable de dépasser ses épreuves et ses itinéraires personnels pour (…) se remettre au service du collectif, au plan national et au plan local, parce que l’un ne va pas sans l’autre », déclare-t-elle. « Il faut que je reprenne un autre chemin ». Cette défaite est « un coup d’arrêt, un amarrage dur à vivre qui ne m’abat absolument pas », confie-t-elle. « Il n’y a pas que la vie du Parti socialiste, il y a d’autres enjeux ». « Je me reconstruis et je fais mon travail en région et à la rentrée de septembre je verrai. Je n’ai rien demandé et ne demande rien. »

D’ores et déjà elle relance le débat sur cette question majeure de notre avenir planétaire, on peut lire ici sa contribution pour Rio (Rio et ses enjeux pour nous tous, conférence bâclée, Rio oubliée!)

« Il faut que je reprenne un autre chemin ».Trouver un chemin oui. Prendre « un autre chemin ». Prendre le temps, prendre du temps, prendre son temps. Pourquoi pas l’Europe, le Monde, la vie? Certes il y a la France et le PS, mais il y a tant à faire partout sur la planète (cf l’invitation des amis africains)? Examiner les offres faites, chercher s’il n’y a pas encore un piège, un « traquenard » en fait comme le dit Gérard Courtois (Le Monde 19 juin) : « Ségolène Royal victime d’un traquenard électoral à La Rochelle ». Piège inconscient parfois, mais résistances toujours actives chez ses « amis » bien sûr, pour que rien, ou si peu, ne bouge. Le vieil appareil. L’encenserait-on plutôt quand elle perd, quand elle n’a plus de pouvoir? Elle représente pourtant tellement, elle a ouvert le socialisme vers l’écologie, vers l’entreprise, vers la réforme bancaire, vers la démocratie qui respire, elle a porté la voix des sans-voix,même si ceux-ci, hélas, ne vont guère voter malgré l’admiration qu’ils lui portent. Malaise profond qu’elle a identifié depuis longtemps, et dont la gauche et le gouvernement ne pourront faire l’économie de traiter au plus juste les causes. Pour preuves les abstentions records qui ne sont pas un bon signe. Pas plus que la place prise par le  FN, dans les esprits surtout.

« On ne vous donnera rien « , » Il va falloir une fois de plus vous battre, faire entendre une autre voix;  le Ségolénisme est un plus pour la Gauche, un plus différent, un plus parfois gênant, mais un plus ». (Christophe Barbier )

Prenez le temps Madame Royal, personne ne vous oubliera. Veillez à ce que les engagements pris soient tenus. Poursuivez votre élaboration conceptuelle, votre élaboration politique, faites-nous savoir vos pensées, vos points de vue, vos critiques constructives, qui ne vont pas tarder à être nécessaires. Soyez dans votre libre pensée, assurez-vous de votre entourage, qu’il soit porteur, éclairé, et de bon conseil. Voyez loin comme vous savez si bien le faire.

Le temps de la juste action viendra.

 

message d'ariane mnouchkine à ségolène royal

Mnouchkine Royal juin 2012

 

Dansons la Carmagnole Madame Royal!


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Chloé Delaume, une « femme » qui cherche, crée, parle, invente, prend des risques; cela qui est si rare de nos jours, loin de la bouillie romancière et fictionnelle qui envahit le marché. Merci.

Merci Mediapart pour ce moment précieux. (extraits) (plus ici).


Chloé Delaume: une geste politique par Mediapart

Chloé Delaume: vous en êtes où avec votre Je? par Mediapart

Chloé Delaume, Une femme avec personne dedans, Seuil, « Fiction & Cie », 180 p., 15 euros poursuivre la lecture…

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Ségolène Royal, un parcours d’Exception 2007-2011 par lesblogueursassocies

lesbloguersassociés

 

 

 

 

Une pionnière indéfectible

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Le billet virulent d’Audrey Pulvar contre le…par lesinrocks  

Dans son billet du 26 janvier, Audrey Pulvar est revenue avec virulence sur un article publié par le magazine Elle sur le style des femmes noires, n’hésitant pas à parler d’un « papier de merde ». poursuivre la lecture…

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On ne peut écrire l’histoire politique récente de la gauche et du pays tout entier en ne mettant le projecteur que sur le succès de 1981 et l’échec de 2002, ainsi que l’a présenté F. Hollande au Bourget le 22 janvier 2012. Il y manque un terme. Je respecte bien sûr sa subjectivité, et son temps subjectif de l’Histoire, cela qui pour lui a fait signe et qui lui appartient de façon privée. Ce qui ne lui appartient pas, cependant, de façon publique, c’est d’ignorer ainsi la séquence 2007, et la candidate de l’époque, première femme de la 5ème République portant les valeurs du peuple de gauche, et atteignant le deuxième tour avec un score plus qu’honorable, d’autant qu’il venait à la suite de la défaite de 2002. Première femme à porter haut et clair pour beaucoup de Français une façon neuve de faire de la politique, pleine d’espoir. De cela il aurait été digne et élégant que quelque chose soit nommé  au Bourget, publiquement; qu’elle-même ait été nommée, que l’on ait pu reconnaître la dette collective à son égard. Que l’on évoque peut-être Charléty. poursuivre la lecture…

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Ségolène Royal. Une semaine médiatique. Claire, nette, efficace. Constante dans sa détermination et sa vision.


Ségolène Royal invitée de « Bourdin 2012″ par segolene-royal


Ségolène Royal, présidente de la région… par rtl-fr
Ségolène Royal invitée de Elysée 2012 sur I>Télé par segolene-royal

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*L’ère de la peur et du chantage, l’argent, l’argent, les marchés. Le G 20, le spectacle des « couples », faux maîtres du Monde, Merkel-Sarkozy, et maintenant Obama-Sarkozy, les fausses promesses (paradis fiscaux, taxations financières). Partout, un diktat,  l’austérité, c’est ça ou rien, pas d’autre voie, l’injonction, sinon l’impasse, si l’on ose exercer un peu de démocratie (bien sûr un référendum n’est pas forcément le nec plus ultra de la voie démocratique, tant nous sommes sous la coupe de la peur et de la menace et du rejet de l’autre); ah! ces pauvres Grecs responsables de tout, juste bons à leur vendre des armes ou à aller bronzer dans leurs îles magiques! Certes, ils exonèrent les armateurs et l’Eglise, mais regardons donc devant notre porte : le ménage n’y est pas vraiment bien fait non plus, cadeaux aux plus fortunés, taxations des plus pauvres, affaires en tous genres; ne parlons pas de Merkel et de son deal avec les banques  suisses qui lui reversent une taxe sur ses créanciers allemands, sans que l’on touche au secret bancaire. Bravo!
Depuis quand Merkel et Sarkozy représentent-ils l’Europe des peuples ou des Etats, quelle légitimité ont-ils à imposer aux autres leur façon de voir, quel mandat, où sont les parlements, la Commission, etc..?

* Face à ce vacarme hostile, quant à moi, j’attends, j’attends, j’espère et j’attends. J’attends et je n’entends pas grand-chose. poursuivre la lecture…

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