le blog d'Evah5

l'air du temps qui passe


« … La HAS – Haute Autorité de Santé — a été sommée de bannir la psychanalyse de la liste des « bonnes pratiques » relatives à l’autisme. Des médias moutonniers ont fait écho de cette tentative de proscription publique d’une discipline que l’on pouvait croire reconnue et honorable. Bref, une atmosphère de « croisade » et de « chasse aux sorcières ».

L’Université populaire Jacques-Lacan a voulu étudier posément ce phénomène d’opinion, et le contrarier en faisant entendre d’autres voix. Son Institut de l’Enfant a réuni dimanche dernier, 4 mars, une « conférence de presse » à l’hôtel Lutétia. Cette réunion, qui a duré 3 heures, a été intégralement filmée par l’équipe de La Règle du jeu ; elle donnera lieu à une publication »  — Jacques-Alain Miller

La vidéo de la conférence de presse de ce dimanche 4 mars au Lutétia


AUTISME ET PSYCHANALYSE (partie1) par laregledujeu


AUTISME ET PSYCHANALYSE (partie2) par laregledujeu

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Stop à la confusion, le déferlement de haine et d’ignorance, la manipulation et la transgression. Ce qui arrive là n’est pas tout à fait nouveau. Les tentatives de destruction et de dénigrement des pratiques psychanalytiques et leur savoir-faire clinique ont depuis longtemps  fait leur sombre propagande. Là, elles en remettent un coup, virulent. Profitant du désarroi légitime des parents et de leur implication très forte auprès de leurs enfants, bien légitime aussi, même si parfois un peu plus de distance permet des effets plus pacificateurs (comme pour toute difficulté les plus proches ne peuvent pas toujours être les mieux placés pour aider.. aïe je sens que là déjà j’en dis trop.. ), bref profitant de ce désarroi, surfant sur évaluation, discours scientiste, rentabilité, efficacité, mirages en tous genres, pour contrevenir au mal-être et dénier toute dimension psychique et singulière pour chacun de nous, humaniste a minima plutôt que mécaniste, voilà donc que ces associations outrepassent allègrement leur pouvoir et leur savoir, si mince! Mieux, voilà que l’Etat, et une Instance Publique, la Haute Autorité de Santé (HAS), projettent de se proclamer légitime pour décider quelle thérapeutique est à autoriser ou à interdire. Sortant là effrontément de leur rôle. Psychanalystes, délinquants peut-être? L’attaque est rude et sévère, exorbitante. C’est un plan très concerté, le même qui tente de faire sortir la psychanalyse des enseignements universitaires, le même qui veut fabriquer des psychothérapeutes au rabais.

../ »- L’enjeu, quel est-il ? C’est de savoir où iront les fonds publics. Extrêmement minoritaires, les techniciens du conditionnement comportementaliste voudraient bénéficier désormais d’un soutien exclusif de l’Etat. À cette fin, ils ont excité des parents d’autistes, et manipulé leur souffrance, sans nul doute authentique, pour la transformer en force de frappe anti-psychanalyse et anti-psychiatrie. Ces associations aux maigres  effectifs se sont coalisées, et se sont livrées à un lobbying prolongé. »/..  (note de synthèse  d’un Haut-Fonctionnaire à l’intention de sa hiérachie)

../ »Si la HAS suit les recommandations extrêmes inspirées par « Vaincre l’autisme » et ses experts, cela revient à créer ex-nihilo une bureaucratie médico-sociale pouvant prendre en charge 800.000 personnes et 8.000 enfants chaque année. Nous retrouvons là le type d’utopie inspirée au gouvernement britannique, par les mêmes secteurs scientistes, d’un vaste réseau de centres de psychothérapie comportementale brèves pour lutter contre la dépression et le chômage. Cette vaste usine à gaz a eu du mal à dépasser les Centres expérimentaux. Le changement de gouvernement a mis un terme à ce déploiement et l’on attend la publication des résultats »/..E. Laurent La fin du règne de la HAS.

Une association notamment se démène « Vaincre l’autisme », tel est son nom. « Vaincre l’autisme », quelle curieuse conception, illusoire, rabattue sur le médical, ou sur la guerre .. Vaincre le cancer, vaincre le sida,  la pauvreté  peut-être même,  mais là ne devrait-on pas d’abord et avant tout  mettre en avant  les autistes eux-mêmes, sujets qui pour être « affectés » d’une certaine pathologie de structure n’en sont pas moins sujets; « vaincre l’autisme », pour faire croire que cela peut disparaître?

Pour ma part, je ne reprendrai pas ici les questions autour de la génétique, ni non plus les insuffisances criantes de lieux d’accueil et de soins pour ces enfants, je  dirai ceci:

J’ai été auprès d’enfants et adolescents autistes en pédopsy pendant plusieurs années. Je n’ai pas hésité à y proposer ateliers peinture, journal, comptines, promenades, pour créer un espace de rencontre, et ne me suis pas contentée d’être dans un bureau à « pratiquer des cures ». Qui peut croire cela, qui peut honnêtement faire croire cela, que les psychanalystes qui s’occupent d’autistes pratiquent ainsi la psychanalyse ? Notre équipe était, comme beaucoup d’équipes, dans l’humilité de savoir la plus sérieuse qui soit, attentive à leur souffrance, leur « inadaptation » dit-on maintenant, mais aussi, quand cela était le cas, à leur demande, leur éveil, leur joie. J’ai reçu les parents, seuls ou en couples, en consultations suivies. J’ai donc su combien parfois l’angoisse parentale et l’histoire de la naissance n’étaient pas, bien sûr, sans lien avec l’état de l’enfant. Disant cela je n’accuse personne et bien sûr pas les mères. Ceci étant d’ailleurs plutôt un mythe qu’autre chose. J’ai vu des parents hostiles, avides de vouloir tout savoir de ce que leur enfant « faisait » dans la journée (ceux qui ne parlent pas); méfiants, habités par une certaine détestation de l’autre, sous couvert d’une posture sacrificielle et souffrante. Mécanisme de défense subjective qui ne leur est pas propre, même s’il peut là être exacerbé. J’ai aussi rencontré des parents qui, à mes côtés, essayaient une élaboration, un point de vue, une question, un pas vers l’acceptation de cet enfant issu d’eux, différent, énigmatique, et il faut bien le dire souvent très, très, perturbant. Le pacte thérapeutique alors scellé dans le non-savoir partagé permettait parfois un bougé, un mot, un éveil, un déplacement, par rapport à l’envahissement souffrant que vivent ces enfants. (Le non-savoir n’est pas l’ignorance, il est plutôt une position subjective singulière issue et déchiffrée au cours d’une analyse, nous mettant à l’épreuve de nos positions imaginaires, et de nos certitudes moïques, il n’est pas l’ignorance et ne peut faire l’impasse sur une solide élaboration théorique). 

On mélange des pathologies complexes; ces derniers temps, tout le monde était schizophrène, maintenant tout le monde est autiste; et demain? Absence de rigueur du diagnostic, absence d’humilité, absence de consentement au non-savoir, le matraquage idéologique qui met en avant les méthodes comportementales est hélas très productif. Quand on lit les commentaires sur les sites en ligne, on ne peut que constater majoritairement un aveuglement et une haine contre la psychanalyse, révélant là ce qui ne va pas dans le dire et dans le fantasme: un Autre méchant, trompeur,  dangereux, responsable de tous les maux, un Autre qui ne promet pas le bonheur, qui ne berce pas d’illusions, mais qui dit que nous sommes tous et chacun soumis à l’arbitraire de la castration. Qu’il existe de l’Autre, infranchissable, parfois « irréparable », un arbitraire, un impossible, et que nous devons faire à notre mesure.

Sans doute insoutenable face aux « promesses » comportementalistes. Les méthodes comportementalistes ne sont pas, loin de là, le sauveur suprême; celles-ci sont des méthodes éducatives; elles sont parfois adéquates, parfois trop violentes, pour un sujet en défaut spéculaire, sans accès symbolique (précisons qu’il y a plusieurs autismes et que c’est maintenant la nouvelle lubie d’en voir partout, ce qui était le cas avant de la schizophrénie).Elles sont en tout cas des techniques d’éducation, et comme toutes méthodes éducatives, elles comportent une part de dressage; parfois il est soft et adapté au cas par cas  et pas sans la parole, parfois il est mécanique et s’applique aveuglément de façon objectale. Il ne peut exclure la dimension thérapeutique, cure par la parole quand c’est possible, inventive, et toujours comptant l’autre comme sujet. Là où on invente, on bricole, on apprivoise, on suscite un peu de vie, un par un, à chaque fois.

Il faut bien comprendre que nous, psychanalystes, ne faisons pas sans l’inconscient, et ce que cela dit ou pas, et ce que cela agit qui nous échappe. Nous ne sommes pas au lieu de l’éducatif. (je laisse de côté la question génétique, qui, même si elle était fondée, ne ferait pas d’un petit sujet un être sans corps, sans vie, sans jouissance, sans désir, sans pulsion, un être humain quoi, et pas une machine ou un animal à dresser. La responsabilité psychique qui vaut pour chacun de nous du lieu de l’inconscient, n’est pas à confondre avec la culpabilité, la faute n’est pas la cause, psychique, logique,ce qui fonde et construit le petit sujet dans le désir parental et donc le désir maternel. Tout un chacun qui explore cela dans une analyse, je ne parle pas là d’autiste, sait bien comment nous sommes parlés par l’autre, constituant du désir, notre défense contre le réel.  Les autistes sont verbeux disait Lacan, même s’ils ne parlent pas ils sont pris dans le langage et d’autant plus s’ils ne parlent pas.
Il me faut aussi rappeler l’incidence d’une formation psychanalytique « personnelle » longue pour chacun de nous; des publications, des groupes de travail, de réflexion, d’un sérieux qui n’a d’égal que le désir qui y est investi… humblement, mais pas sans  assise théorique. Vous pouvez consulter sans retenue cet excellent travail: Recherches psychanalytiques sur l’autisme: L’autiste, son double, et ses objets. PUR 2009.
Et puis:
.. / »Les autistes qui écrivent ne sont pas des fous littéraires. Ils ne croient pas comme ces derniers avoir fait une grande découverte. Ce sont des sujets à prendre au sérieux. Ils s’expriment pour faire savoir qu’ils sont des êtres intelligents, pour être traités avec plus de considération, et pour appeler à un respect de leurs inventions élaborées pour contenir l’angoisse. Souhaitent-ils qu’on interdise légalement leur écoute pour les soumettre, le plus souvent sans leur consentement, à des méthodes d’apprentissage ? Faut-il prendre le parti de les écouter ou celui de les contraindre ? Choisir de les écouter expose à se confronter à des opinions dérangeantes. Une des autistes de haut niveau parmi les plus connues, Donna Williams, n’hésite pas, à l’égard du traitement de l’autisme, à s’engager fortement : « la meilleure approche », écrit-elle, ce serait « celle qui ne sacrifierait pas l’individualité et la liberté de l’enfant à l’idée que se font de la respectabilité et de leurs propres valeurs les parents, les professeurs comme leurs conseillers1 ». Une autre confirme : « … les personnes qui m’ont le plus aidée ont toujours été les plus créatives et les moins attachées aux conventions 2» La psychanalyse n’est pas une, elle est multiple, comme le sont les pratiques psychanalytiques ; elles ont pourtant toutes un point commun : elles sont fondées sur l’écoute de l’autre. Songer à interdire légalement l’écoute d’un groupe humain révèle une idéologie politique sous-jacente des plus inquiétantes. Certes, toute écoute n’est pas psychanalytique, mais comment le législateur fera-t-il la différence entre la pratique psychanalytique nocive de l’écoute et celle bénéfique autorisée? »/.. Ainsi J-Claude Maleval pose-t-il le problème dans une excellente étude appuyée sur les productions littéraires de ces personnes appelées « autistes de haut-niveau ». J-C Maleval « Ecoutez les autistes ». 
Et puis:
::/ »La campagne de presse préparée par des professionnels pour soutenir la thèse d’un ensemble d’associations de parents d’autistes raconte une histoire. Elle caricature la psychanalyse pour proposer les seules thérapies comportementales comme solution adaptée à l’autisme dans son ensemble, et sur toute l’étendue de son spectre./..Aux USA, les traitements comportementaux rencontrent des objections et des limites : éthiques, économiques et légales. L’objection éthique porte sur le nombre et l’intensité des punitions à exercer pour forcer l’isolement du sujet. Quel est le juste prix de la greffe d’un comportement répétitif sur un sujet très replié sur lui-même ? Certains pratiquants de la méthode ABA ont pu cristalliser des plaintes pour « comportements non éthiques » envers des enfants. Jusqu’où aussi peut-on transformer les parents en éducateurs intensifs de leurs enfants ? Certains l’ont fait jusqu’à l’épuisement, provoquant une sorte de burn-out parental. Au Canada, pays spécialement sensible à la protection des communautés, l’objection est allée jusqu’à considérer l’imposition de ces comportements comme une atteinte aux droits du sujet autistique comme tel. Il fallait partir de l’autisme pour concevoir des apprentissages appropriés et non imposer l’apprentissage répétitif simple. Entre les deux positions radicales, les USA et le Canada présentent toute une série d’approches mixtes qui souhaitent s’éloigner de techniques rigides, assimilables à un dressage, pour solliciter les particularités de l’enfant dans l’étendue du ‘‘spectre’’ des autismes. Aux USA, les techniques ABA sont plutôt considérées comme le passé. »/..Pour en savoir davantage sur les méthodes comportementales E. Laurent « Storytelling et jugement ».

De façon plus large  mais étroitement liée :  « La folie n’est concevable qu’irréductiblement liée à la condition humaine. » (collectif des 39 contre la nuit sécuritaire) + Guy Baillon  Le pouvoir, la psychanalyse, la psychiatrie, et le désir « d’interdire » + E. Laurent   »Critique de la HAS : une politique anti-ABA pour l’autisme ». Lire aussi ce convaincant témoignage  d’une mère d’enfants autistes : J. Berger  Sortir de l’autisme  Buchet-Chastel 2007 et B. Jordan biologiste moléculaire, Autisme, le gène introuvable, de la science au business Seuil 2012.

Alors prenons garde, aujourd’hui l’autisme et demain tout le reste..

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Chloé Delaume, une « femme » qui cherche, crée, parle, invente, prend des risques; cela qui est si rare de nos jours, loin de la bouillie romancière et fictionnelle qui envahit le marché. Merci.

Merci Mediapart pour ce moment précieux. (extraits) (plus ici).


Chloé Delaume: une geste politique par Mediapart

Chloé Delaume: vous en êtes où avec votre Je? par Mediapart

Chloé Delaume, Une femme avec personne dedans, Seuil, « Fiction & Cie », 180 p., 15 euros poursuivre la lecture…

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Ecouter

JA Miller France-Culture Histoire de la Psychanalyse

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Ségolène Royal doit-elle porter plainte contre ce « magazine » qui l’annonce comme « la première tête à claques de l’année »? Ou bien ne devrait-elle pas plutôt en rire, s’en moquer ? Je ne sais.

Certes ce classement, qui a déjà eu lieu l’année dernière, est d’une violence assez notoire; violence ou bien stupidité? Sondage idiot aussi bien. Madame Royal est donc la  personnalité que les français « désignent » comme « la plus agaçante ». Comme première place on pourrait rêver mieux bien sûr. Nous sommes d’ailleurs un certain nombre à avoir rêvé mieux, et à l’avoir dit. (17 millions tout de même!).

Agaçante, dérangeante, elle-même disait qu’elle n’était pas formatée comme les autres; l’indomptable;l’affranchie, la femme debout. Impudente, effrontée; tout cela a été dit d’elle. Toujours à l’excès, dans l’amour mais aussi dans la haine, c’est aussi cela qu’elle récolte. Est-ce productif de monter au créneau comme elle le fait?  Je le comprends, je ne suis pas certaine cependant qu’une fois encore le message ne demeure plutôt incompris. Elle doit prendre acte de ce qui là surgit. Trouver une autre image est sans aucun doute  incontournable, puisque la politique, définitivement, ne peut se passer d’image (comme nous tous, pris aux rêts du virtuel, qui, loin d’enrichir comme support imaginaire, frôle plutôt dangereusement avec les zones de folie, d’obscénité, et de violence). Car c’est bien encore une fois de la  violence qui surgit là, et non du verbe! Un signifiant tout seul, « agacer », « tête à claques », méticuleusement choisi par des officines faiseuses d’opinion qui surfent sur un désarroi collectif, habilement entretenu/fabriqué dans le discours politique, désarroi collectif dont la défense et la parade est le penser-pour -soi, contre l’autre, ne nous y trompons pas. poursuivre la lecture…

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Vous appréciez ce que j’écris et c’est tant mieux. Cependant rien ne vous autorise à copier ou emprunter sans vergogne mes écrits, ma langue, sans me nommer, me citer, sans respecter mes liens, voire même rajouter votre propre point de vue au mien comme si c’était le vôtre là où je n’y adhère pas!

Je le rappelle gentiment, la grande communauté du web n’est pas hors du monde, et est soumise aussi à des règles de savoir-vivre et de respect de l’autre et de chacun. Droits et devoirs.

Je rappelle : mentions légales et dans un autre registre : parler sa langue.

Que ce soit bien clair!

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« Elle a quelque chose  que les autres n’ont pas » dit Guy Eyermann:

16 septembre 2011, Joué les Tours, lors d’un débat sur la pénibilité au travail, Guy Eyermann, syndicaliste et membre du Conseil Régional de Poitou Charentes, explique comment il en est venu à soutenir Ségolène Royal et pourquoi elle fait la différence avec les autres candidats dans le cadre des primaires.


Espoir royal, « y’a pas photo » par robinwood-lelouch

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« Rafah Nached, a été arrêtée le samedi 10 Septembre à 1 heure 30 du matin (heure de Damas) à l’aéroport de Damas. Elle devait embarquer sur le vol d’Air France en direction de Paris afin d’être présente à l’accouchement de sa fille. Une fois passée la sécurité Rafah a été arrêtée par les services de renseignements. Elle a tout juste pu appeler ses proches pour prévenir de son arrestation, depuis aucune nouvelle n a été donnée d’elle. Malgré les demandes incessantes, les services de l’aéroport refusent de communiquer la moindre information. Elle souffre de problèmes cardiaques et doit prendre ses médicaments régulièrement.

Rafah Nached, âgée de 66 ans, a fait son cursus de psychologie clinique à l’UFR de Sciences Humaines cliniques, elle est diplômée en Psychologie clinique de l’Université Paris Diderot.

Première femme psychanalyste à exercer en Syrie, Rafah a publié une étude historique de la psychanalyse en Syrie dans le numéro de la revue Topique consacré à la psychanalyse au Maghreb et au Machrek. Elle a récemment fondé l’Ecole de Psychanalyse à Damas en collaboration avec des psychanalystes français.

Le choc est d’autant plus violent que nul ne comprend les raisons de cette interpellation. Son engagement professionnel a toujours été de nature scientifique et humanitaire. Elle avait pris l’initiative avec la communauté jésuite de Damas d’organiser des réunions entre citoyens syriens de toutes obédiences afin de leur offrir un espace ouvert et multiconfessionnel au sein duquel verbaliser leurs angoisses et leurs peurs dans le climat de violence qui ravage actuellement le pays.

Rafah compte de nombreux amis dans la communauté psychanalytique en France avec lesquels elle entretient des liens de travail importants et réguliers.

Nous demandons que tout soit fait en vue de sa libération immédiate. » communiqué de l’AIHP

Pour signer les pétitions  et  contact: rafah.navarin@gmail.com

Madame, je pense à vous. Et à toutes celles et ceux qui souffrent, et meurent,  de l’imbécilité des dictatures, politiques et religieuses. De tous les pouvoirs qui ne tiennent qu’à leur pouvoir et leurs certitudes inébranlables.

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Trente ans que Jacques Lacan s’est éteint. L’honorer, continuer à visiter son dire, s’y référer sans dogme mais avec le respect  dû à ce grand homme, soucieux de vérité, de rigueur de pensée et de pratique, attentif à chacun, rencontré, souffrant. Retourner au « texte » toujours, « casser des cailloux sur la route du texte » disait-il.

lacan

 

Pas seulement une pratique, une éthique, un mode de vivre. De la conceptualisation du symptôme, ce qui ne va pas et que l’on ne veut pas lâcher, au sinthôme joycien, nouage inédit qui tient l’édifice du parlêtre.

Lire les dernières parutions: Ou…pire Le Séminaire livre XIX établi par J-A Miller Seuil; Je parle aux murs (entretiens de la Chapelle Sainte-Anne);  et Vie de Lacan J-A Miller Navarin Editeur.

(re) Voir /écouter La Conférence de Louvain/ et Télévision

Que de bêtises, méchancetés et bévues n’entend-on pas ces jours-ci!  Signes de la passion de l’ignorance, et d’une profusion imaginaire qui comme bien souvent vient voiler un déni de soi, une crainte du réel! Laissons dire JA Miller: « ../ce que l’on désigne sous son nom, reste encore de nos jours honni de tous les courbés pour faire carrière, les forcenés du conformisme, identifiés jusqu’à l’os à leurs insignes, médailles en chocolat, fonctions sociales ou simulacres  cool, …ceux ou celles qui se travestissent en porte-parole de l’humanité, de son bon sens, ou de l’esprit incréé du monde, pour vitupérer les vices supposés de Lacan, acharnés qu’ils sont à lui faire la pire des mauvaises réputations. ..quelques timides adoraient en lui un surhomme, alors qu’il se voyait plutôt comme un malheureux aux prises avec le réel, notamment le réel des autres. » (Vie de Lacan p.20).

Ne pas vouloir reconnaître et dire l’apport majeur  au savoir et à la pensée, la reprise du flambeau freudien, tout aussi bien qu’au vivre/ ek-sister disait-il/ c’est bien sûr « reculer devant son propre désir »; ne pas vouloir savoir (hystérique), douter (obsessionnel), nier (pervers), haïr parce que trop aimer (paranoïa). Qui alors s’en tirera de ce refus? Sans doute pas l’Humanité:  « Plus on est de saints, plus on rit, c’est mon principe, voire la sortie du discours capitaliste, ce qui ne constituera pas un progrès, si c’est seulement pour certains» (Télévision, Paris, Le Seuil, 1974, p. 29.)

« Le « Un », le « Un » vous dis-je! le « Un » c’est aussi le culte de l’identité de soi à soi, la difficulté à supporter l’Autre, celui qui ne jouit pas de la même manière que vous » J-A Miller  (in Le Point 18 aout 2011) à propos de  Ou..pire  et  de « l’Un-tout-seul. Seul dans sa jouissance.. . Cet   »Un-dividualisme »  qui vient.

 

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Vérité(s)

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Le procureur Cyrus Vance a abandonné les poursuites contre M. Strauss-Kahn considérant que le défaut de crédibilité de la plaignante ne permettait pas de risquer un procès. »Si nous ne ne sommes pas capables de la croire insoupçonnable, nous ne pouvons pas demander à un jury de le faire. » C’est donc uniquement pour cette raison, (on l’espère!) que l’accusé bénéficie d’un non-lieu (ce qui n’est pas d’ailleurs le premier de sa vie). Il n’est en rien innocenté! (On n’ose envisager que le procureur ait pu ou dû se plier aux pressions et contraintes multiples).

Quand on lit le rapport du procureur, on est cependant troublée par un argumentaire qui fait bien peu de cas des états forcément perturbés de la plaignante, pouvant bien sûr, si l’on instruisait autant à décharge qu’à charge, éclairer la confusion des versions diférentes qu’elle donne de ce qui se passe autour  de l’acte, aussi bien que de son arrivée aux USA.On peut aussi y lire :  » La relative brièveté de la rencontre entre l’accusé et la plaignante a d’abord suggéré que l’acte sexuel n’était probablement pas consentant. »

Invention, mensonge, tromperie, duperie, cinéma, on retrouve là toujours les mêmes présupposés lorsque l’on aborde la question du viol (suposé bien sûr). Pas un mot sur les différents mensonges de l’accusé, sur sa vie, ses comportements. Rien. Pas même besoin de dire. Et peut-être même ne surtout pas dire, si l’on en croit ses avocats.

La femme, elle, doit être  insoupçonnable.  (voir  infra   »Le corps meurtri »).  poursuivre la lecture…

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